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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Porcs | Article n°11906 |
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La génétique ADN séduit les Canadiens
 

« Nous étions satisfaits de la croissance et de la qualité des carcasses des lignées développées par notre schéma de sélection Fast Genetics », indique Claude Vielfaure, l’un des responsables de la société Hylife, intervenant au Forum technique ADN, mercredi 18 mai. « Par contre, nous cherchions à améliorer la prolificité de nos truies ». Fast Genetics s’est tournée vers l’étranger pour combler son retard dans le domaine de la sélection de la lignée femelle Large White. La génétique française avait déjà bonne presse. « Dès 2001, nous avons importé du Large White ADN ». La truie parentale Adenia et ses 66,6 porcelets sevrés, actuellement, par truie réformée, démontre la pertinence du choix, réalisé il y a 10 ans. Le partenariat entre la firme privée canadienne et la coopérative bretonne s’est maintenu et a évolué. « Actuellement, nous importons des embryons de race Piétrain pour répondre à un marché spécifique ». 80% de la production canadienne est issue de verrats Duroc. Un Duroc de Fast Genetics aux bonnes performances de croissance et de qualité de carcasses qui intéressent la société basée à Pleyben. « Nous utilisons leur verrat en croisement pour créer le verrat terminal Kantor », explique Bleuen Guichard d’ADN. Cette génétique est également utilisée pour produire du porc lourd, en verrat terminal. En parallèle, ADN importe, toujours sous forme d’embryons, le Landrace de Fast Genetic. « Pour apporter de la variabilité génétique ».


Un employé pour 300 truies


Comme en France, la filière Nord américaine ne cherche plus à augmenter le potentiel génétique au niveau de la taille des portées. « Le défi est de sevrer un nombre maximum de porcelets et d’avoir un bon poids de portée ». Sélectionner une truie facile à gérer, autonome. Un critère d’autant plus important que la taille des élevages augmente et qu’il est de plus en plus difficile de trouver de la main d’œuvre qualifiée. « Nous souhaitons une réduction du nombre de morts nés, sans surveillance. Les truies doivent être capables de sevrer 11 à 12 porcelets de 6,5 kilos à 21 jours (75 kilos de poids de portée) grâce à une bonne optimisation de l’alimentation en lactation ». Hylife compte 53 000 truies réparties dans des élevages de 600 à 6 000 truies. « La moyenne est d’un employé pour 300 truies en site de naissage travaillant à raison de 8 heures par jour, un week-end sur quatre, et prenant 2 semaines de congés pour 0 à 5 ans d’ancienneté, plus 1 semaine par tranche de 5 ans et 8 journées de fériés par an ». La société compte également des usines d’aliment, deux centres d’insémination et se développe en Chine grâce à un partenariat (joint venture) avec une société de génétique locale.
Bernard Laurent


Photo : Les échanges de génétique entre les deux partenaires se font exclusivement sous forme d’embryons (ici, récupération des embryons dans les cornes utérines)


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Date de l'article : semaine du N° du 27 Mai au 2 Juin 2011
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