Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Finistère (29)
Produire plus, mieux et avec moins
 

On l’appelle AEI. Comprendre Agriculture écologiquement intensive. Mais cette fois, le vent ne souffle pas de l’Ouest puisque la coopérative Terrena a déjà trois ans de recul dans le domaine. Hubert Garaud, président du groupe, est venu à Arzano témoigner de l’expérience de sa coopérative lors de l’assemblée générale du comité de développement du pays de Quimperlé.
Acteurs des innovations de demain
« Nous sommes des entrepreneurs et souhaitons être les acteurs économiques des innovations de demain. L’AEI n’est pas une invention de Terrena : l’origine est le Grenelle de l’environnement et un concept développé par Michel Griffon, de l’Agence nationale de la recherche », a expliqué Hubert Garaud.
Le président de Terrena explique que le groupe coopératif avait, par le passé, consulté ses adhérents sur les essais OGM ou pas. Avec cette conclusion : « il
nous fallait chercher d’autres
solutions. »
« Au sein du groupe, nous avons alors analysé le contexte dans lequel évoluent nos exploitations pour mettre en place des axes stratégiques pour l’entreprise : augmentation des besoins alimentaires, augmentation du cours des intrants et du carburant à court terme. Cela a révélé qu’il nous fallait trouver des
solutions alternatives aux traitements chimiques, préparer l’après-pétrole et nous différencier pour créer de la valeur
ajoutée pour les agriculteurs compte tenu de la pression de la grande distribution et des firmes. En partant du constat que les agricultures du territoire sont complémentaires et que c’est dans la différence que l’on crée de la valeur. »


100 solutions techniques


Pour Hubert Garaud, « on réfléchit trop selon le modèle des vingt dernières années. Il ne faut pas que nous rations le virage actuel comme on a pu le faire avec la grande distribution, de manière à développer énergie, production verte, nouveaux débouchés. »
Concrètement, cette nouvelle orientation se traduit par exemple par des semis de pois et de blé mélangés. « On s’est aperçu qu’il y avait moins de maladies avec autant de rendement », cite le président, indiquant qu’il a fallu être pragmatique. Environ 100 solutions techniques comme le goutte à goutte en grande culture pour économiser l’eau, les mycorhizes pour améliorer la fertilisation et la protection des cultures, la méthanisation, etc., ont été proposées aux 25 000 adhérents.
« Nous voulions montrer que l’entreprise était en train de changer, que nous avions entendu nos adhérents. Il fallait que l’on retrouve des parts de marché grâce à l’innovation car des adhérents ne trouvaient plus leur compte chez Terrena, » poursuit H. Garaud, en précisant que « la coopérative dépose les brevets de ses innovations pour que l’agrochimie ne s’approprie pas les solutions de demain. »



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Date de l'article : semaine du N° du 15 au 21 Avril 2011
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