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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Bovins Viande | Article n°11764 |
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Limousine : L’activité commerciale perturbée
 

Production au long cours, la viande bovine subit toujours le contrecoup de la FCO. Et même si les instances officielles s’acharnent à démentir les effets de la vaccination sur la reproduction bovine, la productivité a bel et bien baissé dans les troupeaux allaitants. « 4 à 5 points depuis 2008 », selon les derniers résultats comptables.
La production bovine n’avait pas besoin de ça. « Un prix de la viande désespérément bas, des intrants toujours plus chers… Autant de facteurs qui ne contribuent pas à relancer une activité très perturbée depuis les
soubresauts de la FCO », résume Guy Talec, président de la section bretonne de l’Upra Limousin.


100 UGB par UTH


Reste que, comme à chaque épreuve, la crise n’affecte pas tous les producteurs de la même manière. « Nous observons de gros écarts sur les coûts de production, même si le ¼ dit supérieur perd un peu de produits avec le découplage des aides », commente Raymond Barré, technicien viande à la Chambre d'agriculture. Il n’en demeure pas moins que la productivité du travail est un levier important dans la capacité à dégager un revenu. « Les éleveurs qui dégagent le plus de revenu sont en moyenne à 100 UGB/UTH. » Sachant aussi que c’est dans ce créneau que le niveau de primes est le plus élevé compte tenu de la spécialisation des élevages.
Même si les primes contribuent fortement au revenu, saisir les opportunités de marché reste la meilleure stratégie pour gagner en rentabilité. « En broutard, le 2nd semestre 2010 a permis de récupérer le 1er semestre qui fut désastreux », fait remarquer R. Barré, en soulignant que ce sont les femelles qui ont le plus souffert de la conjoncture. « D’où l’intérêt d’une régularité dans la production pour atténuer les aléas de marché. » Même phénomène sur le marché de la viande avec « l’appel d’air de la Turquie » qui a permis de faire remonter les cours à 3,50-3,60 (U=) pendant 4 mois.


Une vache qui grandit


Parallèlement, le label reste un marché de niche qu’il ne faut pas négliger. « Début 2011, nous avons passé la barre des 400 kg de carcasse alors que nous étions à 350 kg en 1992 », chiffre  G. Talec. Une progression de 50 kg à mettre au crédit d’une meilleure technicité pour finir les animaux, mais aussi à mettre au crédit de l’effort de sélection qui aconduit à agrandir le format de la Limousine bretonne.
Aujourd’hui, se pose même la question de ne pas « trop dériver vers des animaux de trop grande taille, avec en corollaire des problèmes de facilité de naissance et un manque relatif de muscle », fait observer le herd-book. Un message pas toujours audible par les Bretons, amateurs de grands formats. Une orientation de sélection qui n’est pas propre aux éleveurs limousins, ni même aux éleveurs allaitants. Didier Le Du


Photo : La section Bretagne du herd-book limousin s’est réunie à Kerlavic. De gauche à droite : Didier Yon, membre du bureau herd-book limousin ; Guy Talec, président section Bretagne ; Daniel Peyrot, membre du bureau et éleveur dans la Creuse.




Moins de boulot pour les repro
Le cheptel limousin breton compte 36 918 vaches allaitantes soit près de 17 000 de plus qu’en 1995. Les Côtes d’Armor restent le leader de la race avec 12 310 vaches (9 853 en Ille-et-Vilaine, 8 961 en Finistère, 5 794 en Morbihan). 113 élevages adhèrent au herd-book (- 4 % en 1 an) et 3 458 vaches sont au fichier racial. 131 femelles ont été qualifiées RRVS (top 10% supérieur de la race), et 60 RRE (top 1 %), soit 25 de plus que l’année précédente. 5 mâles ont été qualifiés RR VS et 1 RRE VS. « Ces bons chiffres attestent de l’excellente génétique bretonne. » Pour autant, le marché des reproducteurs ne tire pas à plein régime. La baisse de rentabilité de la viande bovine conduit les éleveurs à moins investir dans la génétique.



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Date de l'article : semaine du N° du 15 au 21 Avril 2011
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