
Aucune obligation au récent festival de Quimper, une PCR (analyse virologique à partir de prélèvements sanguins) pour le concours de Paris, une vaccination exigée en d’autres lieux, la protection des animaux lors des rassemblements souffre d’un manque de règlement partagé par l’ensemble des départements français et notamment bretons. « Quelle attitude adopter lors de nos comices ? » interrogeait Jean-François Guillaume, du syndicat Prim’holstein 56, à l’assemblée générale du GDS.
« Le règlement actuel stipule que les animaux présentés aux concours soient vaccinés. L’attestation de l’éleveur, s’il réalise lui-même les vaccins, ou la certification du vétérinaire est nécessaire. Nous avons choisi de faire confiance aux éleveurs », répondait Laurence Mocquet, directrice du GDS 56. En cas d’oubli, la règle demeure. Même dans le cas des comices où les animaux sont d’un même secteur. « Des animaux importés d’autres régions peuvent être présents sur la zone ».
Une analyse PCR nécessite le déplacement d’un vétérinaire et expose à un résultat positif qui classe l’élevage en foyer FCO, avec les conséquences connues. « Cette analyse ne protège en rien les animaux. La vaccination est donc préférable ». Yannick Rolland, indique que le SDA, dont il est le président, s’appuie sur les recommandations du GDS. « Il y a des dysfonctionnements entre départements qu’il conviendra de régler pour éviter la cacophonie actuelle ».
Le GDS de Bretagne devrait prochainement réunir les responsables des différents concours pour élaborer un règlement régional. « Il conviendrait, qu’au moins, tous les animaux présentés lors des rassemblements soient vaccinés ». Les recommandations permettront aux organisateurs de comices de s’appuyer sur un protocole et de le faire respecter.
Importations à risques
André Briend, président du GDS rappelait la nécessité de protéger la ferme morbihannaise, pas seulement pour la FCO. « 4 animaux sur 5 bénéficient désormais, soit d’une bonne qualification dans le cheptel d’origine, soit de garanties sanitaires avant la vente, permettant une introduction sans examens sanguins. Il faut rester vigilant.
Je voudrais citer, par exemple, l’importation de chevaux d’origine roumaine, atteints d’anémie infectieuse. Nous ne comprenons pas bien les raisons de ce business. C’est encore l’arrivée, dans le Loir et Cher, de ruminants sauvages sans
aucun examens ni contrôles ». Des exemples qui interpellent.
Bernard Laurent
Photo : André Briend, entouré de Yannick Rolland, secrétaire et de Laurence Mocquet, directrice, a présidé l’AG du GDS, vendredi dernier à Grand-Champ.
BVD et Paratuberculose
La méthode de détection du virus de la BVD sur cartilage auriculaire des veaux, dès les premiers jours de vie, a été validée fin 2010 par les GDS de Bretagne. L’objectif est de fournir un produit « clé en main » à l’éleveur pour qu’il réalise lui-même le prélèvement par la pose d’un bouton spécifique au moment de l’identification du veau. Cette possibilité s’adresse plus particulièrement aux vendeurs de jeunes animaux et aux élevages nouvellement infectés. Une autre méthode, garantissant le bon état sanitaire, grâce à l’analyse du lait de la mère à plus de 6 mois de gestation, est en cours de reconnaissance. Elle garantirait aussi les veaux nés dans les 3 années précédentes. Par ailleurs, 2 études pour mieux maîtriser la paratuberculose sont actuellement en cours grâce à un partenariat GDS Bretagne-Oniris.