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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°11646 |
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L’efficacité alimentaire d’une Holstein de 750 kg n’a rien à envier à celle d’un petit format.
 

La demande mondiale en viande de volaille ne cesse d’augmenter : + 40 % en dix ans. C’est la seconde viande consommée au monde après le porc. La filière avicole française, forte d’un savoir-faire, doit, pour rester compétitive, opter pour des actions de reconquête et de consolidation. La France est le premier producteur européen de volaille de chair et le 5e exportateur après les États-Unis, le Brésil, la Chine et la Thaïlande.


Une filière en perte de vitesse


La France est le seul pays européen à disposer d’une véritable filière export de poulets entiers. La production a pourtant chuté de 20 % depuis 2001 alors, que sur la même période, l’Allemagne progresse de 38 % et le Brésil de plus de 50 %. L’excédent commercial français a chuté de 70 % en volume et 73 % en valeur. La hausse de la consommation française profite surtout aux importations. Les marchés les plus dynamiques, comme ceux des produits élaborés, échappent de plus en plus à la matière première nationale.


Une rude concurrence


Pourquoi ce déclin ? Les exportations françaises vers l’Union européenne subissent le développement des pays tra-
ditionnellement destinataires (Allemagne, Belgique), et la concurrence des produits en provenance des pays tiers (Brésil et Thaïlande). Le coût de production au Brésil est  inférieur de 35 % au coût français pour le poulet. Les Pays-Bas et l’Allemagne sont également favorisés par un coût d’aliment plus faible, de l’ordre de 10 %, qui s’explique par une meilleure desserte portuaire. La différence de 8 € de l’heure du coût de la main-d’œuvre entre les abattoirs français et allemands joue également à l’avantage des Allemands.
Plus des deux tiers des exportations françaises sont à destination du Proche et du Moyen Orient et de la Russie. Les exportations vers ces pays sont soutenues par l’Union européenne au travers des restitutions. Pour les deux entreprises exportatrices de poulets congelés, Doux et Tilly-Sabco, cela leur permet d’être concurrentiels sur le marché. Pourtant, là encore, le Brésil se positionne de plus en plus. Or, un éventuel accord à l’Organisation Mondiale du Commerce signerait la fin des restitutions, mettant à mal la filière poulet export, et la baisse des droits de douanes entraînerait une augmentation des importations.


« Achetez Français ! »


Pour reconquérir le marché, l’une des stratégies pourrait être de mieux communiquer sur l’origine nationale de la viande comme cela se fait déjà en Allemagne et au Royaume-Uni. Sur les exploitations, la différence des marges brutes en poulet export est de 25 €/m²/an entre le quart inférieur et le quart supérieur des élevages, pour une moyenne à 48 €/m²/an. Ceci montre qu’il existe des marges de manœuvre pour améliorer les performances techniques. L’innovation et la modernisation des outils peuvent être des solutions. Des aides existent dans le cadre du Plan de Performance Énergétique (PPE.)
Le retour aux farines animales dans l’alimentation des volailles, en facilitant la digestibilité, est une piste pour améliorer les performances techniques, particulièrement en dinde. Des études sont en cours pour examiner la possibilité et les modalités de leur éventuelle réintroduction pour les non ruminants. Une des conditions étant, sur ce sujet controversé, l’acceptabilité sociétale. Lizig Cloarec / CER France Finistère




Des investissements en vue
Les revenus en volaille de chair se maintiennent à un bon niveau depuis quatre ans. Contrairement à la filière porcine, la hausse du coût de l’aliment n’a pas réduit les marges. Elle a été supportée par les opérateurs qui sont parvenus à répercuter cette hausse sur les prix des produits finis, donc sur les consommateurs. Cette amélioration de la conjoncture a encouragé une relance des investissements et de l’entretien des installations. La nouvelle réglementation bien-être, en limitant la densité dans les élevages, risque cependant de perturber ces bons résultats.




Légende photo : La filière volaille de chair française se fait distancer sur les marchés internationaux.

 



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Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Mars 2011
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