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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°11645 |
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Une grosse brouteuse efficace
 

L’influence du modèle néo-zélandais sur les esprits laisse souvent à penser que la meilleure « pâtureuse » est une petite vache. Hors tous les essais conduits ces dernières années, tant en France qu’en Irlande, ont montré que la vache Holstein peut produire 7 000 kg par lactation en système valorisant l’herbe. Des performances obtenues avec des vêlages de printemps et une distribution limitée à 500 kg de concentré.
Ces résultats de l’Inra Saint-Gilles sont confirmés par des études de terrain conduites par la Chambre d’agriculture de Bretagne. Conclusion : envoyez-les paître. D’autant qu’avec les beaux jours, les bovins apprécient de prendre l’air après plusieurs mois de stabulation. Et ceci même si les températures de ces derniers jours limitent la pousse de l’herbe.


Rechercher une bonne persistance


Les différentes études menées par l’Inra montrent, qu’à l’herbe, la Holstein produit toujours plus de lait que les animaux de moindre potentiel. Et ceci, quel que soit le niveau des apports d’herbe. Sachant également que pour des animaux à haut potentiel alimentés en deçà de leur capacité productive, la réponse aux concentrés atteint en moyenne 1 kg de lait pour 1 kg de concentré. « La complémentation est alors un moyen aisé pour aider à s’adapter à la fluctuation du marché laitier », commente Jean-Luc Peyraux, UMR Saint-Gilles (35). À condition toutefois que l’écart prix du concentré/prix du lait soit suffisant. Ce qui n’est pas forcément le cas dans le contexte actuel, sauf autoproduction.
« Les animaux  Holstein de Nouvelle-Zélande, bien que plus fertiles que la Holstein nord-américaine, ne sont donc pas nécessairement à rechercher dans nos conditions d’élevage car leur réponse au concentré est très faible », poursuit le chercheur. « Pour éviter les pathologies associées au début de lactation et au fort déficit énergétique, il y aura intérêt à avoir des animaux qui expriment leur potentiel principalement par une bonne persistance ».


Pas nécessaire de réduire le format


« L’intérêt des animaux de petit format n’est pas démontré », appuie J.-L. Peyraux, en indiquant qu’en théorie, « l’animal le plus efficace est celui qui produit le maximum de lait ou de matière utile par kg de poids vif car ses besoins d’entretien sont dilués dans un plus grand volume de production ». Quelques travaux ont cependant démontré que les vaches jersiaises sont plus efficaces que les Holstein pour convertir la MS de l’herbe en lait. Mais la comparaison était réalisée avec des Holstein de petit format.
« En fait, les vaches de grand format produisent souvent beaucoup plus que les races de petit format, ce qui signifie qu’au niveau du troupeau les différences sont moindres car il faut plus d’animaux de petit format pour produire un même volume de lait ». Des simulations réalisées par Faverdin (non publiées) montrent que l’efficacité est très proche pour une vache de 550 kg ayant un potentiel de 7 000 kg de lait et une vache de 750 kg avec un potentiel de 9 000 kg. « Le choix de petit format ne semble donc pas décisif pour
l’efficacité globale du système d’autant plus que leur capacité d’ingestion est plus limitée ». Didier Le Du




Légende photo : L’efficacité alimentaire d’une Holstein de 750 kg n’a rien à envier à celle d’un petit format.

 



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Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Mars 2011
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