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Morbihan (56)
Assemblée générale du Gab 56 / Vingt-cinq ans de progrès
 

En 2010, 162 exploitants adhéraient au Gab 56. Ils représentent près de la moitié des fermes en agriculture biologique du département dont le nombre a encore progressé pour atteindre 3,5 % des entreprises agricoles et 3 % de la SAU. Mais la bio morbihannaise est et restera bien loin des objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement (6 % de la SAU en 2012). D’autant que le nombre de conversions s’infléchit, certainement suite "au désengagement des pouvoirs publics et aux booms de conversions enregistrés avec les CTE et la crise laitière", selon le bureau du groupement qui ajoute que, "les agriculteurs qui se sont convertis à ces périodes étaient aussi ceux qui avaient les systèmes les plus proches de la bio. Ceux qui restent rencontreront plus de difficultés".


Se montrer évolutif


L’an passé, 21 pré-diagnostics d’installation ont été effectués par les techniciens du Gab 56. C'est moitié moins qu'en 2009. Cependant, les porteurs de projet restent nombreux, 26 de 91 installations morbihannaises se sont faites en bio en 2010, et tous les demandeurs ne peuvent pas être satisfaits. "Il y a beaucoup de projets en maraîchage qui ne nécessitent que 2 ou 3 hectares et les exploitations qui se libèrent ont donc des surfaces beaucoup trop grandes pour eux", explique Sophie Milhem, la coordinatrice. Le Gab souhaite trouver des nouvelles formules et envisage par exemple d'associer plusieurs agriculteurs pour reprendre une exploitation trop grande pour un agrobiologiste seul.
Ainsi, la transmission et l’installation sera donc l’axe de travail prioritaire du groupement pour 2011. En plus de l’appui aux porteurs de projet, le Gab 56 travaille à rencontrer les futurs agriculteurs dans les établissements scolaires pour présenter l’agriculture biologique et rechercher les vocations. Depuis septembre 2010, le Gab 56 a aussi lié un partenariat avec le lycée le Gros Chêne à Pontivy, où avait lieu l'assemblée générale. "Nous pouvons ainsi disposer de belles installations et nous répondons à la demande des établissements de formation qui ont besoin d'intervenants issus de la bio. Il y a aussi des formations au CFPPA qui peuvent intéresser les agrobiologistes ou les porteurs de projet", complètent les administrateurs.
Les bassins versants sont un autre public intéressé par des interventions d'agrobiologistes. Après le Scorff, celui de l'Oust est devenu partenaire du Gab en 2010 pour bénéficier de l'expérience des agriculteurs valorisant des pratiques intéressantes vis-à-vis de la qualité de l'eau telles que le désherbage mécanique. En 2011, le groupement devrait aussi proposer des interventions sur les bassins du Loch et de la Sarre.


Renforcement de la technique


Les actions en direction des collectivités se poursuivent également pour sensibiliser les élus à la problématique d'installation. "À Pontivy, nous avons engagé un état des lieux des besoins de la restauration collective face à la production locale. Ce travail est aussi un préalable à l'organisation d'une filière locale", illustre Évelyne Le Normand, co-présidente du Gab 56.
Avec l'embauche d'un technicien supplémentaire en septembre dernier, le Gab 56 renforce sa présence sur les sujets techniques, son cœur de métier. "3 des 6 salariés ne font que de la technique et il y aura également 2 stagiaires longue durée qui renforceront l'équipe en 2011", ajoute Sophie Milhem. Deux évènements sont déjà inscrits au calendrier du groupement: 5 exploitations biologiques ouvriront leurs portes le 1er week end de juin pour "le petit déjeuner à la ferme", et surtout la soirée anniversaire du 26 novembre, pour les 25 ans du Gab 56.

Ronan Lombard



 Une filière locale blé panifiable
Le projet de développer une filière blé panifiable biologique est toujours d'actualité. L'intérêt des producteurs rencontre "une demande importante et bien réelle de la part des boulangers", assurent les responsables du Gab, mais ce qui manque pour le moment, ce sont "des meuniers locaux, intéressés et équipés d'outils adaptés à la fabrication d'une farine adaptée à la filière". Le groupement a bon espoir que l'ouverture récente de la maison de la bio, qui rassemble tous les acteurs des filières biologiques, permette des synergies qui feront aboutir ce type de projets.




Légende photo : Le bureau du Gab 56 et sa coordinatrice ont affiché le dynamisme du groupement lors de l'assemblée générale du 15 février.

 



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Date de l'article : semaine du N° du 18 au 24 Février 2011
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