Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°11571 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
APLI / France Milk Board, OP à cadre européen : « Créer un rapport de force »
 

Pour mettre en place son Office du lait*, l'Apli a besoin de peser, et donc d'avoir davantage de producteurs qui s'engagent dans le schéma qu'elle propose. D'où l'organisation de réunions un peu partout en France (en Bretagne en début de semaine) pour continuer à convaincre. À Nouvoitou (35) le 14 février, plus de 150 producteurs étaient venus écouter Paul de Montvalon, président de l'Office du lait, et Pascal Massol, président de l'Apli nationale, retracer les enjeux de l'Office du lait et de France Milk Board, "organisation de producteurs (OP) transversale à cadre européen".


Le même contrat de base pour tous


"Nous souhaitons mettre en place une OP représentée par des producteurs avec un contrat collectif qui soit le même pour tous. France Milk Board sera constitué du collège "producteurs" de l'Office du lait et négociera directement avec les industriels", explique Paul de Montvalon, ajoutant que l'Apli n'entend pas casser les groupements de producteurs existants, rattachés aux coopératives ou aux privés. "Ils doivent rester en place et pourront négocier auprès de leurs laiteries des primes spécifiques (Oméga 3, démarches qualité...)".
Pour autant, l'Apli refuse en bloc les "OP collées aux laiteries" proposées par la FNPL, avec une régulation des marchés par les industriels. Dans leur argumentaire, les Aplistes mettent en avant l'exemple suisse où le prix s'est effondré de 30% suite à la mise en place de la contractualisation en avril 2009.
"Au départ, ce pays grand comme 5 départements français totalisait 38 OP en lien avec les industriels. Les éleveurs ont tous signé, attirés par des volumes et des augmentations de prix. Aujourd'hui, ils sont obligés de livrer des volumes, le marché est en surproduction". Paul de Montvalon précise qu'un triple quota y est désormais appliqué (marché suisse, européen et mondial). "Des volumes sont retirés aux producteurs qui ne produisent pas pour le quota C (marché mondial)".


Contre les modèles suisse et nord européen


Le producteur dénonce également les dérives de la filière laitière nord européenne. "Le remboursement des crédits s'allonge sur 25 – 30 ans. Une tendance qui commence à se faire sentir en France. Au Danemark, les frais financiers montent à 120 euros/1 000 L, alors qu'en France, ils sont de 35 euros. La production visée par UTH est de 1,2 million de litres".
Attachée au modèle canadien dans lequel le prix suit l'évolution du coût des matières premières, l'Apli défend la mise en place d'une Agence de régulation européenne. "Un prix référent pour toutes les matières agricoles permettrait de gérer les volumes". À condition de parvenir à une harmonisation fiscale et sociale...

Agnès Cussonneau

* L'Apli souhaite rassembler toute la filière dans l'Office du lait : les producteurs, les industriels, les distributeurs, les consommateurs et les pouvoirs publics.




Légende photo : Paul de Montvalon, président de l'Office du lait (à gauche), et Pascal Massol, président de l'Apli nationale, à Nouvoitou le 14 février.

 



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 18 au 24 Février 2011
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12812 depuis 1997)