
Marc Paugam, éleveur laitier à Saint-Thois, fait partie des 1 580 adhérents que compte Finistère remplacement. La première fois qu’il a fait appel au service, c’était suite à un accident. « Je me suis installé en janvier 2009. Dès l’automne, j’ai eu recours au service pour me faire remplacer pendant un mois et demi », raconte-t-il. Il y a quelques jours, il a de nouveau fait appel au service : « Pour des vacances cette fois ».
Ce témoignage illustre bien la nécessité de prendre les devants. « L’accident n’arrive pas qu’aux autres et n’attend pas », rappelle à l’évidence Michel Morvan, le président de l’association départementale. « Parfois, nous devons gérer des situations difficiles. L’accident ne prévient pas ».
Suffisamment de raisons en tout cas pour adhérer à un service de remplacement qui prendra le relais en cas de pépin. Et parce que les jeunes se sentent encore moins vulnérables que leurs aînés, l’association et l’assureur Groupama Bretagne proposent une prise en charge de 5 jours de remplacement pour inciter à se couvrir dès l’installation.
Couverture d’un an avec l’assurance
L’adhésion coûte 130 euros par adhérent, suivie d’une cotisation annuelle de 70 euros. « S’ils le souhaitent, les agriculteurs peuvent souscrire à une assurance collective d’un montant de 580 euros/an. Soit deux fois moins cher qu’une assurance privée », poursuit M. Morvan qui fait le calcul : « Cela fait à peine 2 €/jour ». Et d’ajouter : « On assure bien le nouveau tracteur dès qu’il arrive dans la cour. Peut-on encore imaginer se passer d’assurer le capital humain qui fait tourner l’exploitation ? »
À noter que si l’adhésion au service de remplacement garantit de se faire remplacer en cas d’accident ou d’absence pour raisons privées, elle ne couvre évidemment pas le coût de remplacement. « L’assurance facultative participe à hauteur de 100 €/jour pour payer une partie des 140 € que coûte une journée de replacement. Cela pour une durée d’un an en cas de maladie ou d’accident. Avec un délai de carence de 5 jours pour la maladie et une franchise de 3 jours en cas d’accident », détaille Stéphane Charon, directeur.
Pour les congés, l’adhésion permet de se faire remplacer par un technicien spécialisé. « Après le passage de relais et la transmission des consignes, on part en toute sérénité », résume Marc Paugam qui lors de son dernier séjour au soleil a confié les clés de son élevage à Laetitia Quéméré en poste depuis trois ans dans l’association départementale.
D. Le Du
Photo : Quelques heures avant le départ Marc Paugam a transmis les consignes à Laetitia Quéméré, salariée spécialisée en élevage laitier.