
Avec davantage d’animaux vendus en 2010, le gros bovin concentre toujours l’essentiel de l’activité du Mol (19 321 animaux vendus), devant le veau (13 213) et le broutard (7 922 animaux). « Cette progression qui intervient dans un contexte de baisse du nombre de bovins nous satisfait. Nous enregistrons de nouveaux apporteurs, dont de jeunes éleveurs », se félicite Pierrick Corlay, président, sans pour autant occulter les inquiétudes qui balaient la production bovine.
« Les prix à la production ne sont pas satisfaisants. Avec en corollaire, des revenus insuffisants pour les éleveurs », poursuit-il, en s’inquiétant des conséquences de la hausse du prix de l’aliment sur les ateliers d’engraissement. « Certes, iI faut sans cesse travailler les coûts de production. Mais cela devient très difficile au-delà d’un certain seuil ».
Frais de commercialisation réduits
La baisse des coûts de production passe aussi par des frais de marché « toujours calculés au plus juste », explique Yves Carfantan, directeur, avant de rappeler que « les cotisations du Mol ont baissé 3 fois en 7 ans. Notre ambition est de toujours tendre vers le meilleur coût pour le meilleur service ».
Aujourd’hui, l’apporteur paye 1,9 % du prix de l’animal pour commercialiser un gros bovin + 0,10 % d’assurance (avec un minimum de 11 euros par animal) ; la contribution est de 2,5 % du prix de vente pour un broutard (15 euros minimum). A noter que le coût de transport éventuel, dégressif selon le nombre d’animaux, est appliqué uniformément quelle que soit la zone géographique (mutualisation des coûts de transport). « Grâce aux apporteurs de tous ordres, nous pouvons maîtriser au mieux l’ensemble des coûts », insiste Y. Carfantan.
Le Mol tient également à rappeler les avantages accordés aux jeunes agriculteurs : « Depuis 2005, la coopérative rembourse la moitié des frais de marché pendant 3 ans », souligne Pierrick Corlay , rappelant que « le paiement comptant, par chèque ou par virement, reste la règle, ce qui n’est pas neutre sur le plan de la trésorerie ».
Enfin, les responsables du marché mettent l’accent sur le « côté moderne » de ce mode de commercialisation. « Des jeunes redécouvrent le marché au cadran ». Y. Carfantan appuie encore sur le « réel intérêt d’avoir un marché au cadran en Bretagne. Ce système de confrontation directe de l’offre et la demande participe à la formation de la cotation en bovins. Sans oublier la convivialité qui est une particularité bien ancrée des places de marché ».
D. Le Du
Légende photo : Le 27 janvier, avant l’assemblée générale, le conseil d’admini-stration du Mol et les salariés ont fait le bilan de l’activité 2010.