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Protéagineux / Semis des pois en février - Réussir les implantations de printemps
 

L'implantation passe par la préparation d’un lit de semences de qualité. Le semis doit se faire à période optimale, sur sol  ressuyé, avec une densité qui  permet au peuplement d’exprimer son potentiel de rendement.


Un minimum de passages


Le lit de semences d’une épaisseur de 10-15 cm doit présenter une structure assez fine, bien aérée, pour l’installation rapide des nodosités et une sous-couche de 30 à 50 cm, bien structurée, permettant la pénétration du système racinaire.
L’état de surface doit être plat, facilitant ainsi la récolte et sans grosse motte pour une efficacité maximale des herbicides de post-semis prélevée. Cette structure doit être réalisée en un minimum de passages, pour des raisons agronomiques et économiques. La préparation doit se faire en conditions ressuyées. Toutes les techniques sont possibles pour obtenir ce type de profil : labour, travail simplifié. Il est important de limiter le nombre de passages d’outils pour garder au sol une bonne porosité.


Semis précoce et soigné


Les semis précoces permettent d’avancer la floraison et d’échapper partiellement aux risques de déficit hydrique et aux premiers coups de chaleur. Cela se vérifie d’autant plus que le sol est peu profond. Toutefois, des levées longues avec des alternances de gel–dégel, des risques de battance dans les sols à excès d’eau peuvent affaiblir le peuplement. En sol profond et en bordure maritime, la priorité peut être donnée à une levée rapide et non à un semis précoce.
Le pois peut se semer à partir du 1er février et jusqu'au 10 mars, avec une date limite autour du 20-25 mars. Il est important de semer au moins à 4-5 cm de profondeur pour échapper aux dégâts d’oiseaux et d'assurer une bonne sélectivité des herbicides de pré-levée. Quel que soit le matériel utilisé, aucune graine ne doit être visible à la sortie du semoir.


Semoir classique ou monograine


Avec un semoir classique, il faut adapter les réglages de la machine au travail profond. Par exemple, sur un semoir combiné à un outil de travail du sol, la barre de semis doit être descendue pour pouvoir atteindre la profondeur souhaitée. Un semis lent est recommandé pour faciliter la pénétration des éléments semeurs.
Le semoir monograine permet de garantir une profondeur de semis optimale et régulière, à condition d’avoir un poids suffisant sur l’élément semeur et un sol préparé en conséquence. Son principal atout réside dans sa capacité à répartir précisément la semence sur le rang, ce qui permet une économie sur les doses de semis. Cependant, des écartements de plus de 40 cm couvrent moins vite le sol que de faibles écartements, d’où un risque accru de concurrence d’adventices.
Le semoir à céréales, équipé d’une distribution adaptée aux grosses graines, peut être utilisé, mais nécessite de travailler à faible vitesse pour obtenir une profondeur de semis régulière (écartements possibles : de 17 à 35 cm).


Une densité adaptée


La densité de semis doit permettre d’obtenir un peuplement en plantes viables qui optimise le potentiel agro-climatique de la parcelle. Le taux de pertes entre semis et levée peut varier de 5 à 15 %. La densité de semis recommandée en pois pour toutes les variétés est de 70 grains/m², en bonnes conditions de date de semis et de préparation de sol. Pour les sols moins profonds, ou semis plus tardifs, semer 80 grains/m². Pour un PMG de 260 g par exemple, la dose de semis recommandée est de 180 kg/ha.

Patrick Bégos


Photo : Le semis du pois doit se faire sur sol plat et ressuyé, sans grosse motte pour optimiser l'efficacité des herbicides. 




Distribution des semoirs : évitez la casse
Quel que soit le semoir utilisé, il faut semer doucement, pour préserver les graines et la distribution pour les semoirs à transport par gravité et limiter les risques de bouchage des tuyaux pour les semoirs à transport pneumatique. De plus, pour ces semoirs, il faut éviter les contre-pentes sur les tuyaux, surtout aux extrémités, quand le flux d’air est atténué par les pertes de charge.
Les semoirs pneumatiques équipés de cellules doseuses semblent bien adaptés aux grosses graines (cannelures de grandes dimensions). Attention toutefois à certaines conceptions de semoirs pneumatiques où les sorties de distribution sont de trop faible section et deviennent alors sensibles aux bouchages.



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Date de l'article : semaine du N° du 28 Janvier au 3 Février 2011
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