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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°11461 |
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Ille et Vilaine (35)
Trois producteurs satisfaits de la traite par robot /
 

La salle de traite arrive à saturation, elle est vétuste, le temps de traite devient trop important... Diverses raisons amènent les agriculteurs à se poser la question du robot. Pour tenter d'y voir plus clair, la FDCeta avait organisé une formation sur ce thème le 7 janvier, avec des témoignages d'adhérents équipés.


Robot plutôt que salarié


Pour David Perche (Argentré du Plessis), le premier robot (Delaval) est arrivé sur l'exploitation en 2006, au départ en retraite de ses parents. La salle de traite avait trente ans. "Embaucher un salarié aurait été plus coûteux que l'investissement dans un robot, et surtout, c'est moi qui aurais dû traire les week-end et durant les vacances", argumente l'éleveur.
Avec plus de 650 000 L passés par an, le premier robot atteint ses limites. "Ces quantités ne laissent pas la place au moindre pépin". En 2008, le producteur investit dans une deuxième stalle du même constructeur. "Les fourreaux étaient déjà passés". Aujourd'hui, il réalise seul un quota de 850 000 L (100 VL) sur une SAU de 92 ha. Les vaches ne pâturent pas. Selon lui, produire 550 000 L avec un robot est un maximum. Sans doute vaut-il mieux raisonner en quantité de lait maximum par jour, ajoute-il.
Côté astreinte, le producteur passe une demi-heure le matin et un quart d'heure le soir à surveiller les retards de traite, les mammites éventuelles... Malgré la moyenne de 2,6 traites par jour, l'éleveur n'observe pas de problème de lipolyse. En cas de remplacement, il est organisé avec un producteur qui a le même robot. La maintenance est réalisée quatre fois par an. "En cas de problème, le technicien se déplace". L'amortissement de son système "guidé-inversé" se fait sur 12 ans.


Une période d'adaptation pour les vaches et l'éleveur


Pour Dominique Rioche (Saint-Uniac), l'installation du robot de traite (Lely A2) s'est faite en 2007 en même temps qu'un regroupement avec son beau-frère et la construction d'un bâtiment neuf. La mise en route a donc été un peu stressante, "mais on apprend vite". "J'ai commencé par passer les vaches au Dac, sans traire pendant deux jours. Le paramétrage des vaches une par une est un peu long. Et elles doivent être à nouveau paramétrées à chaque vêlage", note l'éleveur.
Le quota de l'exploitation atteint aujourd'hui 460 000 L avec une SAU de 33 ha. Du pâturage a été maintenu : "20 ares/VL qui n'augmenteront pas". Dominique Rioche se montre satisfait du temps gagné, qu'il estime à une heure par jour par rapport à une salle de traite. Deux fois par jour, il fait passer les vaches en retard de traite, en les mettant dans un parc d'attente devant la stalle. L'amortissement du robot s'est aligné à celui du bâtiment, à savoir sur 15 ans.


Pas de réforme


S'occupant seul d'un quota de 280 000 L et d'un atelier vaches allaitantes sur une SAU de 80 ha, Mr X. a lui aussi fait le choix d'un robot Lely, "simple et compact". Un parc d'attente a également été ajouté en amont du robot. "C'est important, surtout pour la mise en route, les génisses et les vaches réticentes". Le producteur a conservé un pâturage sur quatre paddocks. Toutefois, "le fonds des parcelles est à 500 mètres du robot et elles n'ont pas d'abreuvoir".
La majorité de ses vaches se sont habituées rapidement au robot. "Un lot n'a mis que trois jours pour y passer seules, un autre une semaine. Par contre, il m'a fallu pousser quelques vaches pendant 6 mois". Comme pour les deux producteurs précédents, il n'a pas réformé de vaches. Les mammites sont traitées au cornadis. Disposant du même système de robot et leurs exploitations n'étant situées qu'à 4 km l'une de l'autre, Mr X et Dominique Rioche se remplacent régulièrement pour la partie production laitière.
Avec le robot, même si les mammites n'augmentent pas, leur gestion est souvent jugée plus compliquée. Par contre, "elles sont très bien détectées par les machines", expriment les trois producteurs qui font partie d'un groupe Ceta "robot". Concernant les cellules, le maintien d'un bon niveau est parfois plus difficile à tenir.

Agnès Cussonneau


Photo : Avant d'investir dans un robot, l'éleveur doit notamment voir si sa génétique est adaptée : conformation des mamelles, vitesse de traite, aplombs.

 




Questions à se poser avant l'achat
Avant d'investir autour de 120 - 150 000 euros dans un robot, l'éleveur doit se poser plusieurs questions essentielles. En premier lieu, la génétique est – elle adaptée (conformation des mamelles, vitesse de traite, aplombs). Les bâtiments doivent également être réorganisés (barrières, parcs...), avec une préférence pour les logettes qui permettent des mamelles plus propres.
En cas de limite de capacité du robot, les vêlages devront être étalés. Du côté de l'alimentation, des coûts supplémentaires apparaissent souvent, du fait de la distribution du concentré au robot pour attirer les vaches. Et le pâturage n'est pas facilité. Le coût et la qualité du service après-vente, ainsi que les charges de fonctionnement doivent aussi être pris en compte. En outre, le producteur devra s'approprier le logiciel de suivi du robot et prévoir un remplacement possible.


 



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Date de l'article : semaine du N° du 14 au 20 Janvier 2011
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