
Témoignages et proximité. Le Comité de développement des agriculteurs de la zone légumière tiendra son assemblée générale le mercredi 19 janvier, 18 h 30, à la salle « Le Cristal » de Plouénan. L’occasion pour les responsables de revenir sur l’activité des deux dernières années du comité, des actions de communication, aux voyages effectués par les agriculteurs du groupement, l’un en Belgique, l’autre à Rungis. En Belgique, à la découverte des systèmes légumiers, les participants ont pu observer les avantages qu’ont les producteurs belges au niveau de la main-d’œuvre, de la fiscalité ou de la proximité des bassins de consommation.
Encouragement à la qualité
En revanche, sur d’autres points tels que la technique ou la commercialisation, les agriculteurs bretons, « n’ont rien à envier à la Belgique », selon Jean-Paul Jacq, le président du GDA de l’Arvor.
Au marché international de Rungis, les visites avaient pour objet de voir ce que deviennent les produits cultivés en Bretagne. Du contact avec les grossistes, les producteurs retiendront que ces clients recherchent surtout un produit de qualité et de la fraîcheur, plus qu’un prix ou que des légumes labélisés.
Échanges vivants
Pour les organisateurs, les témoignages d’agriculteurs présentant le projet qu’ils ont réalisé sur leur exploitation s’annoncent comme le temps fort de la soirée. Trois thèmes seront ainsi abordés au travers de l’expérience de cultivateurs qui ont regroupé leur parcellaire, qui se sont converti au bio sans changer de production ou qui ont créé un groupement d’employeur. Plutôt que de solliciter un intervenant extérieur, « nous avons mobilisé des producteurs locaux », explique Jean-Paul Jacq. Au sein du groupement, « il y a suffisamment d’acteurs qui ont des choses à présenter ». Les thèmes qui seront développés représentent des attentes de la profession et l’objectif est de proposer des présentations dynamiques en facilitant les échanges entre les intervenants et leur public, « les gens parlent de ce qu’ils font sur leur exploitation et montrent que ces projets peuvent se mettre en place sans coûts pharaoniques », et répondent aux problématiques spécifiques de la production. Et Jean-Paul Jacq de conclure, « le point commun aux trois projets, c’est que seul, on ne fait rien ».
Ronan Lombard
Photo : Outre la restitution des activités du comité et des deux voyages en Belgique (notre photo) et à Rungis, le cœur de l’assemblée générale du Comité sera le témoignage d’agriculteurs à propos de 3 thèmes importants en production légumière : regrouper son parcellaire, la conversion à l’agriculture biologique et créer un groupement d’employeur.