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Ovins / Face au déficit fourrager - Le recours à la paille dans la ration
 

La paille est un aliment pauvre en sucres solubles, en matières azotées, en minéraux et en vitamines. De plus, c’est un fourrage encombrant et peu digestible. Cependant, bien complémentée, elle est utilisable dans la ration des brebis.


Une bonne paille


Compte tenu de sa faible valeur nutritive (0,4 à 0,45 UFL par kg brut), la paille est à réserver en priorité aux agneaux et aux brebis à faibles besoins (entretien). Les performances seront équivalentes à celles obtenues avec du foin. Une bonne paille est préférable à un mauvais foin. Toutes les pailles de céréales peuvent convenir, sous réserve qu’elles aient été récoltées sèches et stockées à l’abri des intempéries (pas de moisissures).
Pour améliorer la digestibilité de la paille, on peut ajouter de l’aliment liquide ou la traiter à l’ammoniac. Cependant, il est préférable de réaliser ce dernier procédé (NH3) à la récolte pour une meilleure efficacité.


Rations d'entretien et de lactation


Les quantités de paille ingérées varient mais restent toujours modestes, de 500 g/j à un peu plus d’1 kg avec des brebis à fortes capacités d’ingestion. Les tableaux ci-dessous reprennent les quantités de céréales à distribuer (orge, blé, triticale ou maïs utilisés seuls ou en mélange).


•Ration entretien


(Tableau 1) La paille est distribuée à volonté. La complémentation en concentré varie de 500 g à 700 g par jour pour des animaux à l’entretien.


•Ration fin de gestation


Compte tenu de sa valeur d’encombrement élevée, la paille est moins adaptée aux régimes de fin de gestation car elle augmente les risques de prolapsus vaginaux. On limitera donc les quantités ingérées autour de 1 à 1,2 kg par jour et par brebis. Il est conseillé de distribuer le concentré en deux repas par jour.


• Ration lactation


(Tableau 2)Il est fortement conseillé de fractionner les apports, sans dépasser 500 g par repas. La paille est toujours distribuée à volonté.


Fractionner les apports


Les quantités de concentrés distribuées étant élevées, il convient de prendre toutes les précautions vis-à-vis des acidoses : fractionnement des apports de concentrés, contrôle des quantités de paille ingérée, transition longue.
Avec ce type de rations, les apports en minéraux, oligo-éléments et vitamines sont indispensables. L’idéal, et le moins onéreux, est de distribuer un aliment minéral avec le concentré. On trouve également sur le marché des pierres de sel enrichies en oligo-éléments (cobalt, manganèse, zinc, sélénium,..) qui peuvent s’avérer intéressantes de façon ponctuelle.


Retrouvez les tableaux au format PDF





L'intérêt du tourteau de colza
Les tourteaux industriels d’oléagineux restent les sources azotées les plus utilisées pour corriger les rations de base hivernale. Bien qu’affichant une valeur azotée inférieure de 25% à celle du tourteau de soja, le tourteau de colza industriel peut corriger à lui seul la ration de brebis en lactation.
(Tableau 3) Avec un tourteau de soja à 400 euros la tonne, le tourteau de colza à 330 euros la tonne est économiquement plus intéressant pour des brebis allaitant deux agneaux.



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Date de l'article : semaine du N° du 14 au 20 Janvier 2011
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