Un rapport intitulé Compétitivité de la filière volailles de chair française, annonce clairement une filière française « en perte de vitesse », mais qui possède « des atouts à valoriser ». Elle doit donc entamer « une stratégie de « reconquête et de consolidation », d’autant plus que la conjoncture est porteuse. Écarts de compétitivité avec le Brésil et les Etats-Unis, distorsions de concurrence intra-européennes liées à des contraintes réglementaires ou fiscales, vieillissement des agriculteurs et des bâtiments... les origines de ce recul français sont nombreuses.
Des mesures pour restaurer la compétitivité
Une série de mesures afin de rendre la filière française plus compétitive est donc proposée dans le rapport : réduction des coûts d’abattage et de transformation via la robotisation, valorisation énergétique des déchets d’élevage, restructuration du secteur, obligation d’indiquer la mention d’origine des viandes... En outre, « pour réduire significativement l’écart de compétitivité avec le Brésil, le principal concurrent, la mission estime nécessaire de diminuer de 1/5 le coût de production en élevage ». Pour atteindre cet objectif, « une étude de conception et de modélisation de l’exploitation avicole de demain » confiée à « un groupe pluridisciplinaire d’experts spécialistes de la filière avicole : économiste, techniciens, chercheurs, énergéticiens » semble indispensable. « Cette étude aboutirait, entre autres, à la conception d’un nouveau bâtiment avicole » afin d’« élaborer un plan de modernisation des bâtiments, soutenus par l’Etat ».
Dinde et poulet, des marchés à préserver
Le rapport préconise notamment de limiter le nombre de labels aux plus importants ; maintenir des restitutions par l’Union européenne ; pour la filière dinde, réorienter la génétique française vers des races lourdes pour augmenter le rendement « filet » ; reclasser les viandes séparées mécaniquement (vsm) de haute qualité.