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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Bovins Viande | Article n°11422 |
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Viande bovine / L'analyse des marchés par l'Institut de l'élevage - Des signes plus encourageants
 

Du mieux sur la fin d'année.  En novembre, la baisse saisonnière des cours restait limitée. Ainsi, la vache R terminait le mois à 3,26 euros / kg, soit 6 % de mieux qu'en novembre 2009, et ce malgré une disponibilité importante des réformes de vaches allaitantes. Sur la même période, la cotation de la vache O a gagné 12 % pour atteindre 2,74 euros / kg en novembre 2010. Il faut donc se tourner vers le lait pour trouver une des explications. Le manque de réformes laitières soutient le prix de la viande bovine. Car du côté des éleveurs laitiers, l'heure est plutôt à l'augmentation de la production pour profiter du redressement du prix du lait et ne pas aggraver la sous réalisation du quota national qui pourrait dépasser le million de tonnes en fin de campagne 2010 - 2011. Même si la Pologne, l'Italie et l'Espagne peinent à voir leur production de lait rebondir, l'Institut de l'élevage constate par ailleurs que le dynamisme de la collecte est plutôt général en Europe sous l'effet d'un prix plus rémunérateur comme, par exemple, en Allemagne, en Irlande, au Royaume-Uni, au Danemark ou aux Pays-Bas.


Plus de demande


Pour expliquer la meilleure orientation des cours de la viande bovine, l'Institut de l'élevage met aussi en avant les signes d'une reprise de la demande. Selon une étude d'Interbev à partir d'un panel de consommateurs, le chiffre d'affaires de la viande de bœuf dans la grande distribution a progressé de 4,1 % entre le début de l'été 2010 et la fin octobre. Si la forte demande sur le haché est un moteur du marché, elle profite surtout aux morceaux avants. Et avec la faible disponibilité de réformes laitières, la cotation du quartier avant de vaches R à Rungis avait progressé de 17 % sur un an en novembre tandis que celle du quartier arrière était à son plus bas niveau depuis quatre ans.
Autre facteur favorable à l'offre nationale, le ralentissement des importations de viandes fraîche et congelée, - 3 % en septembre 2010 par rapport à 2009. Sur le marché international, le taurillon français a aussi amélioré sa compétitivité à la faveur de la baisse de l'euro, et avec l'augmentation du prix de la viande au Brésil. Sur les neufs premiers mois de 2010, le Liban a confirmé son intérêt pour ces animaux et en est devenu principal client. Et si la France a un peu moins profité de l'ouverture du marché turc que l'Allemagne, les jeunes bovins U, R et O ont tout de même gagné 9 centimes / kg sur le mois de novembre.


Peu d'effet sur le maigre


Malgré cette amélioration, les acheteurs italiens ne relâchent pas la pression sur les prix des broutards français certainement à cause de la hausse des coûts de l'aliment et d'un manque de places dans les unités d'engraissement. Fin novembre, les cotations des animaux Charolais U et Limousin U perdaient ainsi 4 % par rapport à l'année précédente.



Ronan Lombard


 


Photo : Cotation entrée abattoir de la vache O en France. Le décrochage saisonnier n’a pas eu lieu en 2010.


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Date de l'article : semaine du N° du 7 au 13 Janvier 2011
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