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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°11408 |
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Ille et Vilaine (35)
"Pour maintenir la surveillance des vaches" / Un roto plutôt que trois robots
 

Les élevages s'agrandissent, le matériel de traite évolue, visant l'optimisation de cette phase ultime du système de production. Quand le nombre de vaches dépasse 80-100 VL, les éleveurs se demandent s'ils doivent investir dans deux, voire trois robots, ou opter pour une salle de traite rotative. Au Gaec de Chenillé à Saint-Léger des Prés*, c'est la deuxième possibilité, en traite intérieure, qui a fait l'unanimité auprès des quatre associés. La raison ? "Nous voulons observer nos vaches lors de la traite. Avec le système que nous avons choisi, elles sont placées en biais sur le roto (angle de 25°), la mamelle restant accessible", expliquent les éleveurs.
Le critère économique a été écarté puisque pour leur troupeau s'approchant de 150 VL, il aurait fallu investir dans trois robots. Le coût aurait été similaire à l'investissement dans leur roto HBR de 30 postes informatisé (DeLaval) : 220 000 euros, auquel s'ajoute environ 100 000 euros de construction de bâtiment.
Depuis la mise en route du roto en juin 2009, le temps de travail a été réduit. "Auparavant, nous avions une salle de traite 2 X 4 qui mobilisait deux personnes pendant 3 heures pour traire 120 VL. Aujourd'hui, la traite du troupeau de 146-147 VL s'effectue en 1 heure et quart. Lavage, branchement, trempage... sont répartis entre les deux trayeurs", détaille Bertrand Jubault, un des associés.
Après un temps d'adaptation de quelques semaines, la traite se passe aujourd'hui dans le calme. Un chien électrique dirige les vaches du couloir d'exercice arrière, servant de parc d'attente, vers la porte automatique d'accès au roto. A l'entrée sur la plate-forme, les vaches sont identifiées via leur collier (aussi utilisé pour le Dac). Le trayeur sait tout de suite si le lait doit être mis de côté. "Un portillon de séparation se ferme automatiquement derrière la vache pour l'aider à bien se positionner pour la traite. Les portillons étant mécaniques, les problèmes d'entretien sont limités", précise Hervé Tanguy, gérant des Etablissements Tardif – Vassal à Melesse.
En un tour de roto, la vache est traite, le décrochage est automatique. "La vitesse d'avancement se cale aux productions des vaches. Sur le pupitre de commande, le trayeur peut voir quelle vache est débranchée et en analyser la raison. Grâce à l'informatique, les quantités de lait sont enregistrées à chaque traite, et le Dac peut être piloté en fonction de la production de la vache. En cas de problème, la machine s'arrête".
Autre avantage du système : la rotation se fait sans bruit et sans à-coups. La consommation électrique est faible (2 moteurs de 0,75 kW). "Quand les vaches sont propres en amont et avec une bonne organisation, le tour se fait en 13 minutes". Les éleveurs ont fait le choix d'une plate-forme en béton plutôt qu'en galvanisé. Ils ont également équipé le couloir de sortie d'une porte de tri pour séparer les vaches nécessitant une attention particulière (mammite...). Options non choisies par contre, "la pulvérisation des trayons, un pédiluve et un traitement anti mouches peuvent être automatisés pour un coût de 15 000 euros", note Hervé Tanguy.

Agnès Cussonneau

* Quota de 1,350 million de L, SAU de 360 ha, 400 porcs engraissement, 120 taurillons.


Photo : À la porte ouverte du 9 décembre : entrée et sortie du roto à droite. Le mur à droite permet de laver une à une les stalles, dès qu'elles sont libérées.

 







Un lavage facilité

Le lavage du roto est facilité grâce à un mur derrière les stalles, au dôme bombé du système, et aux rigoles qui recueillent les eaux souillées. Atteignant 80-85°C en température de sortie, deux chauffe-eau professionnels en inox permettent le lavage dans les règles de la machine et des canalisations. Un échangeur à plaques permet de pré-refroidir le lait avec un gain de temps de refroidissement du tank de 40%. L'eau ainsi réchauffée est utilisée par les animaux. Les éleveurs ont également mis en place un traitement de l'eau pour ôter fer et manganèse et la chlorer, avec un stockage de 30 m3 (Ocène, coût de 20 000 euros environ).



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Date de l'article : semaine du N° du 24 Décembre 2010 au 6 Janvier 2011
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