
De janvier à octobre, les abattages contrôlés de volailles ont augmenté de 1,7 % sur 10 mois par rapport à 2009, selon France Agrimer. En poulets, les volumes abattus augmentent de 3,5 % sur 10 mois. Cette hausse de la production de poulet a résulté essentiellement de la croissance des exportations vers les pays tiers (+7,7 %) tandis que les volumes destinés au marché intérieur n'ont progressé que de 1,8 %.
Les ventes de viandes congelées à destination des pays tiers ont atteint plus de 200 000 t. Ce sont principalement les pays du Proche et Moyen Orient (70 % des exportations françaises) qui ont progressé mais on note également les avancées en Afrique Subsaharienne et sur Hong-Kong. Les importations sont également en hausse. Sur 9 mois, les importations totales de viande fraîche ont enregistré une hausse de 14 %, notamment les découpes fraîches en provenance des Pays-Bas (+ 57 %), d'Allemagne et de Pologne.
Vers une stabilité en dinde
Le contexte est moins porteur en dinde. Sur 10 mois, les abattages contrôlés de dinde ont reculé de 1,7 %, soit une diminution de 5 500 t. Le recul s'atténue par rapport aux années précédentes, il avait été de 7 % en volume en 2009. On note également une baisse des exportations de viande de dinde congelée et en parallèle une diminution des importations de 15 % due notamment au recul des quantités en provenance du Brésil.
D'après les données de Kantar Worldpanel, les achats des ménages en viande de volailles seraient en progression de 5,7 % sur 10 mois. Cette progression est très perceptible en poulet (+ 7,8 %). Elle est également positive en dinde (+ 1,5 % contre – 3 % en 2009). Par contre, les prix de vente demeurent en retrait. Le prix du poulet dans l'UE est proche du niveau de 2008, il s'est replié de 2 % en cumul sur 11 mois par rapport à 2009.
28 % de la consommation
La production française ne profite pas suffisamment de la progression des achats des ménages. En effet, la moitié de la hausse de la consommation est liée à la progression des importations. Celles-ci représentent actuellement 28 % de la consommation française de viande de volaille. C'est particulièrement vrai en poulet, où les importations représentent 40 % de la consommation contre 38,5 % en 2009. En dinde, la part des importations est moins forte : 13 % de la consommation française contre 16 % en 2009.
Patrick Bégos
Légende photo : Près d'un tiers de la consommation française de viandes de volaille et de préparations provient de volumes importés.