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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Bovins Viande | Article n°11394 |
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À la recherche d’une meilleure rentabilité / Des prix stables, mais non rémunérateurs
 

Les cours des femelles évoluent plutôt favorablement depuis le début de l’automne (vache R : +6% par rapport à 2009). La hausse actuelle de la production laitière a un effet direct sur l’évolution des cours. La rétention des animaux dans les élevages laitiers entraîne une baisse des abattages. En effet, la viande bovine issue du troupeau laitier représente plus de 60% de la production européenne.


Jeunes bovins : de nouveaux marchés


En jeunes bovins, les cours rebondissent depuis le début de l’automne, après une baisse estivale due à des abattages importants. Le marché est dynamisé par l’ouverture des frontières de la Turquie aux bovins européens, après le Liban et les pays du Maghreb. Selon l’Institut de l’Élevage, d’autres marchés du pourtour méditerranéen, comme l’Egypte, pourraient s’ouvrir à la viande bovine européenne face à la perte de compétitivité des viandes du Mercosur*. Effectivement, au Brésil et en Argentine notamment, la production ne suit pas une demande locale en forte croissance, conduisant à une flambée des prix.


Des prix insuffisants


Cette embellie reste modérée. En maigre, le marché est même difficile, en recul par rapport à 2009. Contrairement aux productions céréalières, laitières ou légumières, les prix restent relativement stables d’une année sur l’autre (sauf crise sanitaire). Ils restent par contre insuffisants pour assurer une rémunération correcte du travail des éleveurs. La production de viande bovine se place  en queue de peloton, en termes de rémunérations, parmi les productions bretonnes. Comme les autres productions, elle subit la hausse des charges (aliment, semences, engrais,…). Chez les naisseurs engraisseurs notamment, les revenus diminuent depuis deux ans. Ceci, malgré une bonne tenue des prix des taurillons.


L’innovation incontournable


Depuis deux ans, le consommateur se replie vers d’autres catégories de viande (porcs, volailles). La spécificité de la consommation française valorise mal les muscles « avant » : c’est un handicap qui se reporte sur le prix des morceaux à griller. La filière gagnerait à innover pour faire consommer les bas morceaux, si importants dans le prix final du prix payé aux producteurs.
Du côté de la production, la rentabilité passe aussi sans doute par une conduite technique raisonnée et autonome. Se repose alors la question : comment produire des muscles au moindre coût ? Chez les naisseurs et les naisseurs-engraisseurs, comment exploiter au mieux ses prairies et produire de l’herbe en quantité suffisante ?

Pascale Van Belleghem
CER France Finistère

*Le Mercosur désigne la communauté économique des pays de l'Amérique du Sud.




Légende photo : La rentabilité de la production de viande bovine passe par une augmentation des cours et une meilleure valorisation des bas morceaux, mais aussi par une conduite technique raisonnée et autonome.

 



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Date de l'article : semaine du N° du 24 Décembre 2010 au 6 Janvier 2011
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