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Chou-fleur / Amélioration des conditions de récolte - Le déplacement du tapis motorisé
 

Vraie révolution sur les chantiers de récolte des choux-fleurs, les premiers tapis de récolte sont apparus il y a une quinzaine d'années en Bretagne. Grâce à eux, les choux et colis ne sont plus déposés au sol et restent propres. Mais aussi, le travail est beaucoup moins physique.
Sur l'exploitation d'Eric Salaün et de sa femme Marie-Noëlle*, une autre étape est franchie dans le confort de travail cette saison. "Nous avons équipé notre tapis d'un système de déplacement motorisé. Les galets dans les rails sont entraînés par deux moteurs hydrauliques situés de chaque côté du tapis. Le système est commandé par des manettes placées au niveau du poste de conditionnement. La vitesse d'avancement peut être modulée".
D'un coût de 2 500 euros HT, cet équipement (proposé notamment par les Ets Delecroix) facilite le travail de l'équipe de récolte, constituée la plupart du temps d'Eric Salaün, de sa femme et de leurs deux salariées (trois coupeurs et un conditionneur). Un groupe majoritairement féminin qui apprécie de ne plus avoir à pousser le tapis pour le déplacer, plusieurs fois dans la journée.
Pour l'emballage aussi c'est intéressant. "Souvent, nous avons trois sortes de conditionnements sur la remorque : en carton, bois et plastique... La coupe du chou-fleur varie également selon les clients (couronné, semi-couronné...). Le tapis peut être bougé latéralement pour être à l'aise dans les manipulations des produits". Cela s'ajoute à la possibilité de déplacement du tapis vers l'avant : il peut sortir de la remorque, ajoutant un 12ème rang de récolte (plutôt que 11 en standard).
A la station, le déplacement mécanisé est également utilisé pour ramener le tapis vers l'avant une fois les palettes de choux-fleurs déchargées. Les emballages vides sont directement placés à l'arrière, prêts à être utilisés.


Tracteur commandé à distance et tapis à mailles


Les remorques bâchées ont également apporté plus de confort sur les parcelles de choux-fleurs. La deuxième de l'exploitation Salaün (7,50 m de long sur 2,20 m de large) entame sa troisième saison. "Nous l'avions équipée d'un tapis de récolte à mailles". Avantage par rapport au tapis plein : il se répare plus facilement et les choux-fleurs sont moins salis.
Le tapis est équipé d'un dépliage par hydraulique, seule la dernière partie se déploie manuellement. "Le matin, le chantier de récolte peut être préparé sans difficulté par une personne simplement". La remorque est tirée par un tracteur de 115 CV qui peut être piloté à distance via une radiocommande : marche, arrêt et vitesse.
Aux yeux d'Eric et Marie-Noëlle Salaün, les investissements favorisant les conditions de travail sont prioritaires, en plein champ comme dans les serres. "C'est important pour fidéliser les salariés et tout simplement entretenir de bonnes relations avec eux".

Agnès Cussonneau


* SAU de 47 ha dont 14 ha de chou-fleur, production de fraises et tomates, atelier bovin (cinquantaine de mères Limousines).


Photo : Le dépliage et le déplacement du tapis sont motorisés. Un plus pour le confort de travail.

 







Des services à la station

A la station Bro Dreger (à Camlez), les producteurs ont investi collectivement dans des outils d'amélioration des conditions de travail. L'évacuation des palettes d'emballages vides était contraignante sur les parcelles. "Nous avons mis en place des pinces qui permettent de déposer les emballages dans la remorque, sans la palette, en quelques secondes. Les fabricants peuvent rapidement récupérer les palettes", explique Eric Salaün, président de la station.
Les producteurs de choux-fleurs ont également investi dans un aiguiseur à couteaux qui permet d'affûter facilement les lames inox. Une personne s'en occupe sur la station. Un service pratique alors que le nombre de coups de couteau à la tête de chou-fleur tend à augmenter.



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Date de l'article : semaine du N° du 10 au 16 Décembre 2010
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