L’espace rural et l’aménagement du territoire, ministère à part entière avant le remaniement ministériel, viennent désormais enrichir le portefeuille de Bruno Le Maire, devenu aussi, ministre de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire. « Une approche passéiste de la ruralité » commente Vanik Barberian, président des maires ruraux de France, considérant que la complémentarité entre agriculteurs devenus minoritaires et ruraux méritait un ministère à part entière. L’équilibre ville-campagne, le maintien des services publics et de l’activité des zones sont transversales et ramener ces questions à une approche agricole n’est pas satisfaisant, commente le président des maires ruraux de France. Certes, toutes ces questions sont suffisamment importantes et urgentes pour qu’on y accorde des moyens à la hauteur des enjeux. Mais pour beaucoup de régions rurales excentrées, ce sont les moyens de communication qui sont d’abord déterminants. Les collectivités territoriales investissent dans l’internet haut-débit, essentiel pour le développement économique tout comme le réseau de voies de communication. Et l’on comprend le « courroux » des responsables économiques et politiques finistériens de constater que, dans ses perspectives pour le ferroviaire, le schéma national des infrastructures de transport (Snit) ignore la Bretagne « à la pointe » . Tandis que Bordeaux sera à 2h05 de Paris en 2015, Brest, pour la même distance sera à 3 h 45 de la capitale mais ... Rennes à 1h30. Ce qui éloigne encore plus le Finistère des marchés européens. Et la liaison Rennes-Nantes via le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes renforcera la tendance. Un déséquilibre incontestable qui mobilise les forces vives finistériennes pour ne pas hériter d’une Bretagne à deux vitesses.