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Lait / Génisses à inséminer - La simplification au menu
 

L’hiver dernier, la ferme expérimentale des Trinottières a étudié l’impact technico-économique de l’alimentation sur trois lots de génisses.
Le lot 1 a reçu de l’ensilage de mélange céréales protéagineux immatures (MCPI) à 0,78 UFL, 74 g de PDIN et 60 g de PDIE par kg de MS. Ce fourrage était distribué 3 fois par semaine (lundi, mercredi et vendredi) sans poser de problème de conservation.
Les lots 2 et 3 avaient de l’ensilage de sorgho grain sucrier - BMR (0,87 UFL, 38 g PDIN et 62 g de PDIE par kg de MS). Du foin de prairie naturelle à volonté était proposé sur deux travées de cornadis pour un lot ou en râtelier pour le second. La ration mélangée d’ensilage de sorgho + tourteau de colza + minéral était réalisée 2 fois par semaine (lundi et vendredi). Cette ration distribuée le lundi était consommée en deux jours. Le mercredi et le jeudi, les génisses n’avaient plus que du foin. La ration réalisée le vendredi était consommée jusqu’au samedi midi. Le reste du week-end, les génisses con-sommaient le foin.


De bonnes croissances


Pour les 3 lots, l’objectif de croissance en hiver a été dépassé. « À noter, avec seulement 25 % de matières sèches, l’ensilage de MCPI à volonté n’a pas permis de couvrir seul, les besoins des génisses. La croissance moyenne du lot très faible le 1er mois (130 g/j) a pénalisé la fertilité des premières génisses inséminées et l’expression des chaleurs du reste du lot », indique David Plouzin, Chambre d’agriculture de Maine-et-Loire. « Du concentré (1 kg de maïs grain et 500 g de colza) a été ajouté les 2 mois suivants puis arrêté le dernier mois. Cette complémentation a permis par la suite une bonne fertilité et des croissances supérieures mais hétérogènes ».
Les résultats de reproduction sont bons.Les génisses du lot 3, conduites en vêlage 22 mois, ont été inséminées à 388 kg à 13 mois en moyenne. L’insémination plus précoce n’a pas pénalisé la fertilité de ces génisses.
Les croissances au pâturage sont bonnes notamment pour le lot 3 qui avait réalisé une croissance soutenue en hiver. Toutes ces génisses, conduites en élevage précoce, ont été complémentées tout l’été afin d’atteindre 90 % du poids vif adulte avant vêlage.


8 à 16 minutes par jour et par lot


En moyenne, le temps passé pour alimenter le lot 1 est de 16 minutes contre 8 minutes pour les lots 2 et 3. Dans ce bilan, le temps passé à l’observation des chaleurs, IA, pesées et paillage n’est pas pris en compte. « La distribution de ration complète deux fois par semaine est très intéressante d’autant plus si l’atelier génisses se trouve éloigné ».
D’après David Plouzin, Chambre d’agriculture
Maine-et-Loire


 


Photo : L’alimentation des génisses tous les deux ou quatre jours simplifient le travail sans réduire les performances des animaux.








1 euro par jour

D’un point de vue économique, le coût de la ration hivernale est identique pour les 3 lots : 1 euro par jour. Le rationnement de l’ensilage de sorgho doit être respecté, comme pour un ensilage de maïs. Ce rationnement doit permettre de bénéficier de la croissance compensatrice au printemps avec de l’herbe de qualité en quantité
Ces fourrages alternatifs à la sécheresse permettent d’alimenter des génisses dans un objectif de vêlage à 24 mois. Le MCPI doit être récolté à 30 % MS pour être peu ou pas complémenté.



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Date de l'article : semaine du N° du 5 au 11 Novembre 2010
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