Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Bovins Viande | Article n°11214 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
VIANDE BOVINE / Manifestations d’éleveurs - Bigard, cible des actions
 

Evron le 10 octobre, Sablé-sur-Sarthe le 18 octobre, Cholet le 19 octobre…, les abattoirs de l’entreprise Charal, appartenant au groupe Bigard, premier transformateur de viande en France, sont visés les uns après les autres par les éleveurs. Guy Hermouët, premier vice-président de la Fédération nationale bovine estime que par sa position de leader sur le marché, « si Bigard donne le ton, les autres suivront ». La récente déclaration du président du groupe Bigard, selon laquelle le prix actuel de la viande serait bon, n’a pas été non plus très bien perçue dans un monde de l’élevage en crise.


Un problème de répartition des marges


En réalité, « il s’agit plus d’un problème de répartition des marges que d’un problème de marché », précise Arnaud Fruchet de la FDSEA de la Sarthe, estimant que ce sont les coûts de production en abattoirs trop importants, qui grèvent à long terme la rémunération des éleveurs pour maintenir les marges. Contacté le 18 octobre, Charal n’a « pas souhaité communiquer » sur la manifestation et la rencontre de la veille. Seul, lors du Sommet de l’élevage, Benoît Caverel, directeur des achats de Charal, avait accepté de s’exprimer face aux agriculteurs venus réclamer des explications auprès des abatteurs. « La problématique, c’est d’aller les chercher ! », avait-il rétorqué à la demande des éleveurs d’une hausse de 50c/kg du prix de la viande bovine. Pour Benoît Caverel, Charal n’a « aucun intérêt à ce que le maillon éleveur meurt ». Il avait expliqué la difficulté pour l’entreprise de « trouver le juste milieu entre être agressif sur les marchés internationaux et rémunérer les éleveurs », avant de rappeler que « les industries agro-alimentaires en viande » affichaient « les moins bons résultats » économiques de toutes les IAA. Jean-Paul Bigard, président du groupe Bigard, s’était exprimé sur la situation lors de l’assemblée générale du Syndicat national des industriels de la viande. Il dénonçait « l’imposition autoritaire d’un prix minimum », faisant fi « des lois du marché » et « des sacro-saintes règles de concurrence ». « Et ce faisant, on alimente l’opposition entre l’élevage et l’industrie en faisant croire qu’il suffit de le décréter pour que le prix de vente augmente en mettant à l’index les abatteurs qui seraient responsables du malheur paysan ».





« Une opération lourde » en préparation
« Nous continuerons le harcèlement des grandes surfaces et des transformateurs jusqu’à Noël s’il le faut » s’est exclamé Joël Limouzin, président de la FRSEA des Pays de la Loire.Jean-Pierre Fleury, secrétaire général de la Fédération nationale bovine (FNB) est plus radical : « Un conseil d’administration extraordinaire de la FNB doit se tenir le 3 novembre ». « Une opération lourde » est en préparation puisque Pierre Halliez, président du Syndicat national des industriels de la viande (Sniv), « pratique la politique de la chaise vide », avec « une interprofession qui disjoncte complètement ».



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 29 Octobre au 4 Novembre 2010
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12812 depuis 1997)