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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°11199 |
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DINDES / Gaec de la Grée de Ropenard à Maure de Bretagne (35) - Une meilleure eau et moins de gaz
 

Au Gaec de la Grée de Ropenard, la production de volailles a été mise en place en 1995, par la construction d'un poulailler Louisiane de 1 200 m2, suivi d'un second, en 2001. Ces poulaillers ont été partiellement rénovés, (pipettes Sparcup et assiettes Multibeck). "À partir de 2002, nous avons eu de sérieux problèmes de bouchage de canalisation, malgré l'application d'un protocole rigoureux de nettoyage des lignes d'abreuvement, durant les vides sanitaires", explique Nicole Barre. L'eau était bactériologiquement saine, mais il se formait un biofilm qui au bout de 2 jours, avec l'effet de la chaleur, bouchait les tuyaux. "Nous avons essayé toutes les solutions : chlore simple, péroxyde et dioxyde de chlore et passé du temps à nettoyer les canalisations en cours de lot".
"Pour faire face à ces bouchages, nous avons investi en 2009, dans un système de traitement de l'eau (Envirolyte d'Ocene)", poursuit Philippe Barre. Le principe consiste à faire passer une partie de l'eau nécessaire à l'élevage dans un générateur. Une faible quantité de sel (5 %) est ajoutée avant que l'eau n'entre dans le réacteur. Cette opération permet de dissocier les molécules et de les recombiner en molécules plus intéressantes pour leurs propriétés désinfectantes. "Grâce à une bonne rémanence du produit, on obtient des effets concrets sur la destruction du biofilm".


Meilleur état sanitaire


Les associés du Gaec ont choisi d'utiliser ce procédé pour l'eau des vaches laitières, des dindes et des veaux. "L'installation complète nous a coûté 17 000 euros et les frais de fonctionnement s'élèvent à 800 euros/an pour le sel servant à traiter 5 000 m3 d'eau", souligne André Barre. Ce coût qui équivaut à celui d'une chloration simple est plus faible qu'avant (150 euros/mois pour le péroxyde). "Nous avons testé l'intérêt en alimentant 1 poulailler avec de l'eau du réseau traitée au péroxyde et l'autre avec de l'eau additionnée de 3 % de solution Envirolyte". L'essai s'est terminé au bout d'un mois, les canalisations du premier poulailler se bouchant rapidement.
La solution est également utilisée pure pour le nettoyage des matériels, durant le vide sanitaire. "Nous n'avons pas encore assez de recul pour mesurer l'incidence sur les performances technico-économiques. L'état sanitaire des lots est meilleur. Nous utilisons moins de médicaments. Et surtout les canalisations sont propres tout au long du lot".


Simplicité et coût


Soucieux d'améliorer leur outil et de maîtriser leurs charges, les associés du Gaec ont investi, en mai 2010, dans des échangeurs de chaleur. La consommation de gaz s'élevait à 6,62 euros/m2/an, soit 31 000 euros/an. "Nous avons mis en place 4 échangeurs Leroy par poulailler", précise Nicole. Le principe est de récupérer les calories de l'air sortant pour réchauffer l'air entrant. "La simplicité de l'appareil et le coût nous ont guidé dans notre choix d'échangeur. Le coût s'est élevé à 8 000 euros par poulailler, nous les avons posés nous-mêmes". Une aide de 3 500 euros de l'intégrateur (LDC) a permis de réduire la facture globale à 12 500 euros. 
Un seul lot a été réalisé depuis la mise en place des échangeurs, le recul n'est donc pas suffisant. "Le démarrage n'a pas été facile", estime Philippe. "Nous les avons mis en route progressivement à partir du 3ème jour et de façon cyclique, en les arrêtant quand les dindes avaient atteint 45-50 jours. Désormais, on les fera fonctionner à 100 % dès le départ et jusqu'à la fin du lot". Au-delà de la réduction des dépenses de chauffage, les échangeurs renouvellent l'air, en extrayant l'humidité.
"Les économies de gaz devraient être de 25 à 30 %, soit 1,50 euro/m2/an (l'équivalent de 3 600 euros/an)", ajoute André. La litière est plus sèche. "Nous avons réduit le paillage durant ce lot (6 fois au lieu de 15). Ces échangeurs devraient s'amortir sur une durée de 4 à 5 ans, hors subvention". Au fil des lots, avec l'amélioration de l'ambiance, des gains pourront être obtenus sur l'indice de consommation, le poids des dindes et donc sur la marge PA qui se situe actuellement autour de 20 à 22 euros/m2/lot.    

Patrick Bégos


 


Photo :  De gauche à droite Nicole, André et Philippe Barre, Emilie Cazenave (Chambre d'Agriculture 35) devant l'un des échangeurs de chaleur Leroy.

 






Le principe du traitement de l'eau

La solution produite par le générateur se caractérise par un pH neutre. L'injection de 30 litres de cette solution (anolyte neutre) par m3 d'eau de l'élevage, avec une pompe doseuse traditionnelle entraîne une désinfection. La "perturbation électrique" accélère la déstabilisation des micro-organismes et dynamise l'eau traitée. La maîtrise du processus d'électrolyse permet la synthèse d'une solution neutre de qualité constante quel que soit le débit d'eau consommé. 









Portes ouvertes le 25 octobre

Le Gaec de la Grée de Ropenard ouvrira ses portes, le lundi 25 octobre, à partir de 14 heures (fléchage). Organisée par la Chambre d'Agriculture d'Ille-et-Vilaine, la porte ouverte portera sur la réduction des problèmes sanitaires, à travers le traitement de l'eau et les échangeurs air-air. 



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Date de l'article : semaine du N° du 22 au 28 Octobre 2010
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