Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 22 | Article n°11125 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Côtes d'Armor (22)
FDSEA/Jeunes Agriculteurs / L’ accord sur le lait donne de la lisibilité , mais ne règle pas tout
 

Dans l’immédiat c’est la satisfaction du respect d’un accord obtenu depuis plus d’un an estimant « avoir réussi à conserver dans le « portefeuille » des éleveurs près de 20 euros/ 1000 litres en faisant appliquer l’évolution du prix telle qu’elle était prévue au troisième trimestre et obtenu cette même évolution de +31 euros sur le prix du lait payé à l’éleveur au quatrième trimestre 2010 ». La visibilité est  de fait donnée aux producteurs sur les derniers mois de 2010.
Mais ils reconnaissent que pour l’an prochain une négociation sur la base d’indicateurs affinés est à poursuivre. « A partir de 2011, la notion de compétitivité avec l’Allemagne va être prise en compte avec l’application d’un tunnel de comparaison +/- 10 euros au mois le mois et d’un tunnel de +/- 8 euros lissé annuellement (12 mois) ».
Ils notent que « le prix du lait allemand, en moyenne sur les quatre dernières années, a été comparable au prix français ». Mais il est beaucoup plus réactif puisqu’il n’y a pas de lissage (effet de la saisonnalité des livraisons).  « Ce système de comparaison entre les deux prix  peut donc constituer une avancée ».


Critères et volumes


Cependant  les modalités d’application restent à mettre en œuvre. « D’abord savoir de quel prix du lait on parle, en France comme en Allemagne et de quelles distorsions de concurrence, fiscales, sociales, environnementales...on tient compte ».  Ainsi sur le plan du paiement de la qualité, les seuils de pénalisation de prix sont différents. « Leur prix de base est calé sur 400 000 cellules, 100 000 germes, pas de lipolyse et de butyriques... Alors qu’en France le système a instauré des pénalités à partir de 50.000 germes et 250.000 cellules. Soit un différentiel de prix de 5-6 euros /1 000 litres ». Il y a donc du pain sur la planche pour tendre vers l’harmonisation, y compris sur le plan fiscal. « La TVA est nettement plus avantageuse de l’autre côté du Rhin, un avantage chiffré à 12 ou 13 euros /1 000 litres ».
Par ailleurs le développement  par les volumes est nettement plus dynamique en Allemagne et tant que le quota national n'est pas atteint, un producteur peut produire au-delà de sa référence sans pénalité. L’accord du prix du lait ne règle donc  pas tous les problèmes de la filière. Les responsables de la FDSEA/ Jeunes Agriculteurs en sont conscients.


 


Photo : La comparaison entre le lait français et le lait allemand n’est pas simple.


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 1 au 7 Octobre 2010
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12812 depuis 1997)