Depuis quelques années le résultat courant par UTA des producteurs de viande bovine ne cesse de diminuer. Selon la Chambre d’Agriculture du Maine-et-Loire, il était de 6189 euros en 2009, en baisse depuis 2006. Et pourtant la France est déficitaire de 100 000 tonnes soit 7% de la consommation. La tendance devrait s’accentuer en 2010 selon les prévisions de l’Institut de l’Élevage. Et pourtant les experts nous disent qu’avec l’augmentation du niveau de vie des pays émergents, les besoins mondiaux de viande vont augmenter. La viande bovine devrait aussi y avoir sa part. Et pourtant la filière a entendu le message qualité au vu de nombreux labels et signes officiels de qualité qui se sont mis en place. Les bouchers traditionnels commercialiseraient 40% de leurs volumes sous signes de qualité. Les grandes surfaces vendent 55% de la production de viande bovine et font aussi la promotion des races. Bien qu’elles soient souvent plus préoccupées par la bagarre des prix et le taux de rotation des rayons que par le souci de la bonne maturation de la viande dans les frigos. Tandis qu’augmentent les importations de viande d’Amérique du Sud, produite dans des conditions qui rendent difficile la compétitivité de la viande française. Et que l’Union européenne s’apprête à signer un accord de libre-échange avec le Mercosur (Amérique du Sud) qui se traduirait par une augmentation des quotas d’importation de viande bovine. Comme s’il fallait noircir le tableau, la France, championne d’Europe de la consommation de viande bovine en mange de moins en moins. Depuis 1980 la tendance est à la baisse. Tout cela vaut bien que la production bovine française et européenne soit soutenue. Bruno Le Maire devrait l’annoncer au Space, mardi 14 septembre.