Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " POLITIQUE AGRICOLE " | Article n°10998 |
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Prix du lait / Les négociations ont abouti pour le prix 2010 - L'éclaircie ne gomme pas les inquiétudes
 

C'était attendu, les indicateurs pour le prix 2010 sont en augmentation de 10 % par rapport à 2009. Selon ces indicateurs (que les transformateurs peuvent ne pas suivre), le prix de base devrait approcher les 340 euros/1 000 l en août et septembre et 315 euros/1 000 l au 4ème trimestre, pour une moyenne 2010 autour de 300 euros/1 000 l. À la sortie de la réunion, la FNPL notait que le prix moyen en 2010 sera le plus élevé des 10 dernières années à l'exception de 2008. L'OPL, section laitière de la Coordination rurale, préfère relever qu'un prix de 300 euros correspond à une baisse de 10,5 % par rapport à 2008.
Compte tenu de la crise  de 2009 et du fort niveau de charges que subissent les éleveurs, cette augmentation est nécessaire. Aussi, la FNPL reste en éveil et s'adresse à la grande distribution : "les éleveurs ne pourraient admettre que les transformateurs ne puissent appliquer la hausse sous prétexte de blocages dans leurs négocia-tions".


La filière devra être compétitive


Les négociateurs se sont accordés pour, que dès 2011, la différence avec le prix allemand ne puisse plus excéder 8 euros/1 000 l. La FRSEA et les JA de l'Ouest restent vigilants sur cette question de l'alignement au prix allemand afin que la méthode intègre des indicateurs qui rendront le lait français comparable au lait allemand. Pour l'interprofession, l'objectif est donc fixé. Il reste désormais à entamer les discussions dès le début 2011 pour définir précisément le mécanisme d'indexation.
Pour que les producteurs puissent se mettre sur les rangs, la FNPL s’en remet aux Pouvoirs publics. L'Europe doit assumer son rôle indispensable de régulation. D'autre part, il faudra régler le problème des distorsions de concurrence, désignées comme la principale explication du différentiel de prix entre la France et l'Allemagne. "L'interprofession a fait son travail, aux Pouvoirs publics de faire le leur à présent", insiste la FNPL. Pour sa part, le syndicat va intensifier son investissement sur le dossier des organisations de producteurs qui doivent se mettre en place dans la future organisation de la filière.


 


Photo : Malgré l'accord entre les responsables de la production et les transformateurs, les producteurs demeurent inquiets car de nombreuses interrogations subsistent sur la flexibilité et l'accrochage au prix allemand.


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Date de l'article : semaine du N° du 27 Août au 2 Septembre 2010
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La révolution rurale des années 60





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