Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Divers | Article n°10996 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
GDS / Pour la gestion des déchets d’activités de soins vétérinaires - L'opération Hermine se poursuit
 

Déjà connue de beaucoup, l'opération a pour objet la gestion des déchets d’activités de soins vétérinaires en élevage. À ce jour, 142 points de collecte (dont 133 cabinets vétérinaires) sont recensés et plus de 9 800 éleveurs en Bretagne participent. Concrètement, l'éleveur achète des fûts vides chez son vétérinaire : un containeur plastique jaune de 1 litre (7 euros HT) pour les piquants, coupants, seringues usagées; un containeur plastique bleu de 30 litres (15 euros HT) ou de 60 litres (19 euros HT) pour les flacons (ou autres supports) de médicaments vides ou périmés.


Rigueur de tri


L’éleveur stocke ses déchets de soins dans les conteneurs (déchets à mettre dans le bac bleu : flacons en verre et en plastique, bombes aérosol vides, seringues intra-mammaires, gants de fouille de l'éleveur et du vétérinaire, sachets carton, aluminium ayant contenu des médicaments vétérinaires, produits périmés). Il dépose ensuite son fût plein, propre et fermé définitivement chez son vétérinaire et reprend un nouveau fût. Il reçoit un bon de prise en charge qu’il faut conserver. Les conteneurs, récupérés par une compagnie spécialisée (la Ciaf), sont identifiés et suivent une filière spécialisée dans la destruction de ces types de déchets. "Pour avoir un service au moindre coût, il est nécessaire de respecter les consignes de tri. Votre vétérinaire pourra vous conseiller sur ce point", indique Fabrice Bidan, responsable technique au GDS 29.


Cas concrets


Vétérinaire à Pleyben (29), Frédéric Lars élimine depuis très longtemps ces déchets dans des filières spécialisées. Dès la mise en place de l’action, il lui semblait évident de "proposer un service adapté à ses clients". Son rôle de partenaire de l’élevage prend tout son sens de la prescription à l’élimination des déchets générés par l’activité de soins.
De son côté André Buzit, éleveur au sein du Gaec Niven à Brasparts (29), explique qu’il utilise ce système depuis 2005. "Avant, je profitais du passage de mon vétérinaire pour me débarrasser de certains déchets", explique-t-il. L'éleveur utilise en moyenne un conteneur de 1L et deux de 60L par an pour une exploitation constituée de 60 vaches et leurs suites. Le tri des déchets dans chaque conteneur est "une question d’habitude. Nous le faisons déjà pour d’autres déchets". Pour son frère, Jean-Jacques Buzit, administrateur au GDS du Finistère, "cette démarche permet aussi d’afficher une image de rigueur et de professionnalisme". Ce dernier ajoute que la version 2007 de la Charte des bonnes pratiques d'élevage (CBPE) exige une gestion des déchets produits sur l’exploitation.


Pour s'équiper, contacter son vétérinaire ou le technicien GDS de son secteur.




Photo : De gauche à droite : André Buzit, Jean-Jacques Buzit et son fils Pierre-Yves


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 20 au 26 Août 2010
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12812 depuis 1997)