
À l’occasion du Comité national de suivi de la fièvre catarrhale ovine (FCO) qui s’est tenu le 21 juillet, les pouvoirs publics ont annoncé leur décision de rendre la vaccination contre la FCO volontaire à compter de la prochaine campagne de prophylaxie. Le ministère de l’Agriculture a donc décidé de mettre un terme à la vaccination obligatoire en vigueur depuis deux ans. La campagne 2009/2010 de vaccination obligatoire a bénéficié d’un budget de 98 millions d’euros. Ces deux campagnes avaient permis de maintenir les échanges commerciaux d’animaux vivants avec l’Italie et l’Espagne.
Rester vigilant
« Une étape reste à franchir par le ministre de l’Agriculture et ses services d’ici fin septembre avec leurs homologues italiens et espagnols pour définir les nouvelles conditions aux échanges intracommunautaires d’animaux vivants », rappelle la Fédération nationale bovine (FNB) dans un communiqué du 21 juillet. Le syndicat estime que « la lutte contre la FCO continue », et appellera donc à une vaccination massive, « seule garante de la protection du cheptel français et de la pérennité du métier d’éleveur ».
La Confédération paysanne, de son côté, se félicite, dans un communiqué du 22 juillet, de cette décision « certes d’inspiration budgétaire, mais qui montre que la vaccination obligatoire n’est pas la réponse adaptée à la situation ». Le recul de la maladie ne peut être attribué uniquement à la vaccination massive : il met en valeur le rôle de l'immunité naturelle acquise insiste le syndicat.
La Confédération Paysanne demande, par ailleurs, l’abandon des poursuites engagées à l’encontre les éleveurs ayant refusé de vacciner et demande à l’Etat de prendre en charge les dégâts sur les troupeaux occasionnés par la vaccination.
Les éleveurs pourront vacciner
GDS France exprime sa satisfaction de permettre aux éleveurs qui opteraient pour la vaccination volontaire d’intervenir eux-mêmes sur leurs animaux. Les groupements de défense sanitaire se soumettent à la décision ministérielle, mais rappellent la nécessité de ne pas baisser la garde en conseillant la vaccination systématique.des animaux.Pour GDS France, « cette décision ne lève pas toutes les incertitudes qui pèsent encore sur la prochaine campagne en ce qui concerne les modalités d’échanges des animaux avec nos partenaires ».