Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°10914 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Ille et Vilaine (35)
Syndicat Normande 35 / Valorisation et économie, les deux piliers Normands
 

Lors de l'assemblée générale du Syndicat de race Normande 35, le 30 juin à Langouët, le président Roger Brault s'est projeté dans un avenir fait de prix fluctuants, où la recherche d'économies et la valorisation des produits totaux ont toute leur place. "Notre production doit être adaptée aux besoins des industriels, c'est la seule manière d'obtenir des prix rémunérateurs", pense-t-il, mettant en avant le rôle de la génétique.
"La sélection doit continuer à prendre en compte des critères qui génèrent des prix : TP élevé, valorisation de la viande, vente de vaches en lait. Elle doit aussi permettre des économies : résistance aux mammites, qualité des aplombs… Sans oublier l'importance de la production, avec des vaches à bon potentiel laitier avec TP".
Dans un contexte de scission du schéma de sélection, Créavia ayant pris la décision de quitter le GNA (mais pas le fonds commun), le président a fait le vœu que les "différentes entreprises de sélection n'opposent pas les éleveurs et que ceux-ci puissent bénéficier de la meilleure génétique du moment".


Point de vue d'un jeune Hollandais


C'est une vision différente de la production laitière qu'a exposée un jeune Hollandais, stagiaire sur l'exploitation de Roger Brault, lors de l'assemblée générale. Ses parents gèrent une exploitation de 60 ha avec une centaine de vaches laitières et 950 000 L de production – un peu plus que la moyenne hollandaise. La ration est constituée d'ensilage d'herbe de bonne qualité, d'ensilage de maïs et de pulpe de maïs concentrée. L'affouragement en vert est aussi pratiqué.
Comment ce jeune de 21 ans voit-il l'avenir sur les exploitations de son pays ? "Beaucoup de lait, des prix plus bas". Un avis tranché illustrant la tendance qui se profile actuellement aux Pays-Bas. "Des stabulations pouvant loger 200, 300, voire 400 VL sont construites. Les éleveurs payent des entreprises qui les débarrassent des déjections (8 euros/m3 évacué)". Côté alimentation, les importations de concentrés provenant d'Amérique du Sud vont sans doute augmenter dans les années qui viennent, le foncier restant une limite dans ce pays.


"Des vaches, pour avoir de l'herbe"


Pour le moment, les élevages français se tiennent à bonne distance de cette orientation très libérale. Dans un contexte d'exigences citoyennes fortes en matière d'environnement, Roger Brault a rappelé l'intérêt de préserver l'élevage bovin. "Pour avoir de l'herbe, il faut des vaches qui la mangent. Une vache laitière et sa suite représentent en moyenne 1 ha de SFP, avec 70 à 80% d'herbe. La diminution des effectifs bovins réduirait les surfaces en herbe et augmenterait le recours aux désherbants", résume-t-il. Du côté des éleveurs, l'intérêt de l'herbe (pâturée) dans la réduction du coût alimentaire n'est plus à prouver…

Agnès Cussonneau


 


Photo : Aux yeux de Roger Brault (au centre), la production laitière "doit être adaptée aux besoins des industriels, c'est la seule manière d'obtenir des prix rémunérateurs".

 






En bref

- Selon les chiffres du Contrôle laitier, 230 troupeaux comptent au moins 80% de Normandes en Ille-et-Vilaine. Sur la campagne 2009/10, le coût alimentaire a été abaissé de 4,7 euros, s'établissant à 77 euros/1 000 L. Le coût des concentrés a encore davantage fléchi (- 9,1) pour se situer à
41 euros/1 000 L.
- Schéma Créavenir Normand : près de 360 signataires, plus de 150 femelles génotypées, 24 collectes d'embryons (à 7 embryons en moyenne par collecte).
- Amelis : des confirmations sur descendance sortent (Virbac, Visuel…).
- Le site internet de l'OS a été rénové (www.lanormande.com). L'espace réservé aux adhérents a été développé, comprenant notamment le bilan et l'inventaire génétique en ligne, les femelles qualifiées, les informations techniques sur les accouplements.



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 9 au 15 Juillet 2010
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12812 depuis 1997)