
Lors de sa dernière assemblée générale le Gab avait annoncé la mise en place d’une structure interprofessionnelle départementale. Prenant exemple sur le département voisin du Finistère où cette structure existe, les responsables des différents maillons de la filière se sont rapprochés et ont engagé la réflexion. Avec pour objectif de promouvoir un lieu de concertation des différents acteurs de la filière pour échanger, débattre et promouvoir le bio à tous les niveaux.
C’est désormais chose faite. La Maison de la Bio est en place. Les différents partenaires se sont retrouvés le 5 juillet pour leur premier conseil d’administration au cours duquel a été élu le bureau. Il a déterminé les premiers axes de travail pour les prochains mois.
Parmi les priorités, la communication et le développement de la bio dans la restauration hors domicile (RHF) pour répondre notamment aux objectifs des 20 % de produits bios du Grenelle de l’environnement. La Maison de la bio mettra son expertise aux services de collectivités et des acteurs de la filière pour structurer l’offre et la mettre en adéquation avec la demande. Elle se veut aussi attentive à la bio-vigilance pour éviter les dérives à l’affichage et suivre l’évolution du cahier des charges.
Des valeurs à défendre
Pour les initiateurs du projet, le développement d’une filière bio équitable et cohérente ne peut se faire qu’en impliquant tous les acteurs de la filière. En sachant que ce développement doit aussi s’appuyer sur certaines valeurs. Aussi la Maison de l'agriculture bio des Côtes d'Armor affiche ses positions pour une certaine éthique de l’agriculture biologique autour de cinq axes :
• promouvoir l’agriculture biologique et la filière bio du producteur au consommateur ;
• impliquer et fédérer tous les acteurs de la filière de l’agriculture biologique pour une filière bio équitable, cohérente et locale ;
• sensibiliser et former le grand public à la consommation équilibrée et bio :
• accompagner les collectivités et établissements pour promouvoir la consommation de produits bio ;
• défendre les intérêts des membres de l’association dans le cadre de l’intérêt général de l’agriculture biologique ;
Dans un premier temps, la Maison de la bio se veut une structure de débat et de concertation. Mais peut-être dans les années à venir cela se concrétisera par un lieu physiquement identifié, comme c’est le cas dans le département voisin du Finistère, à Daoulas.
Pierre Dénès
Photo : Après l’officialisation de la création de la Maison de la bio, premières réunions de travail des acteurs sous la présidence de Yann Yobé.
Toutes les familles professionnelles représentées
Le premier président de la Maison de la Bio 22 est Yann Yobé , agriculteur à Saint Alban, assisté au sein du burerau par Marc Morel, gérant de Biocoop, et de Thomas Madec de la société Agrobio Europe. L’organisation de l’association se décompose en 4 collèges de membres adhérents représentant l’ensemble de la filière :
•Agrobiologistes,
•Associations de consommateurs et associations environnementalistes
•Distributeurs
•Transformateurs, préparateurs, fournisseurs de l’agriculture biologique