
On rencontre classiquement trois espèces de pucerons communes au maïs et aux céréales : Metopolophium dirhodum, Sitobion avenae et Rhopalosiphum padi. Metopolophium dirhodum, est l’espèce la plus préjudiciable au stade jeune du maïs. Sur des jeunes maïs entre 4 et 6 feuilles, on intervient s'il y a 10 pucerons par plante en moyenne. Au fur et à mesure de la croissance du maïs, le seuil de nuisibilité augmente.
Sitobion avenae (cornicules noires) est moins nuisible, notamment sur maïs développés. Rhopalosiphum padi, principal vecteur de virose, est à surveiller sur des maïs plus développés, notamment à l’approche de la sortie des panicules sur lesquelles il peut pulluler et perturber la pollinisation.
Observer et raisonner
Pour appréhender le risque, il faut apprécier la dynamique des populations de pucerons et observer en parallèle celle des auxiliaires : coccinelles, syrphes, chrysopes, parasitisme... Le déclenchement d’un traitement chimique en végétation ne sera justifié économiquement que si les populations dépassent les seuils indiqués selon les espèces et les stades
Pour les traitements avant floraison, sont autorisés : le pyrimicarbe, deux pyréthrinoïdes (bifenthrine et lambda-cyhalothrine) et l’association pyrimicarbe-Lambda-cyhalothrine. A la floraison, seul le pyrimicarbe est autorisé (cf. dépliant Protection du maïs). Sur maïs hauts, il devient difficile d’intervenir sur les maïs sans enjambeur
Eric Masson, Arvalis-Institut du Végétal
Blé : dégâts possibles jusqu'au grain pâteux
La nuisibilité des insectes peut s'exercer jusqu'au stade grain pâteux, d'où la nécessité de poursuivre la surveillance pour les parcelles les moins avancées. Le traitement est préconisé au franchissement du seuil de 1 épi porteur sur 2 d'au moins 1 puceron. Les produits à base de pyréthrinoïdes sont efficaces. En cas d'intervention tardive ou de population importante, un insecticide aphicide (à base de pyrimicarbe par exemple) est recommandé.