
Née en 2009, suite aux difficultés financières de Lisoë, l'AELB regroupe 43 éleveurs, pour 20 000 cages-mères. "Le fonctionnement de l'association repose sur la liberté de choix de l'éleveur, à plusieurs niveaux", explique Pascal Mancel, président de l'AELB. "Choix de l'aliment avec 2 partenaires, choix de la souche génétique. Plusieurs abattoirs sont référencés pour la commercialisation".
Aller au-delà du standard
Pour le président Mancel, "il y a de la place pour un mouvement différent, correspondant à l'attente de nombreux éleveurs". L'option "organisation de producteurs commerciale" a été choisie par les membres, ce qui nécessite la mise en place d'une structure de commercialisation, en parallèle.
La réflexion porte aussi sur la volonté de produire du lapin autre que standard, si possible dans le cadre d'une démarche collective régionale, pour unir les forces. En 2010, une GTE sera mise en place, chez un maximum d'adhérents, sur des outils compatibles avec ceux de l'ITAVI et avec des incitations financières du CPER.
La consommation se redresse
"Pour les 5 premières périodes de 2010, la progression des achats de lapins par les ménages est de 5,4 %, alors que les achats totaux de viande seraient en baisse de 1,5 %", souligne Dominique Le Cren, du CLIPP. "Les prix de vente sont par contre en chute de 1,4 %. Des offres promotionnelles réalisées en début d'année expliquent cette embellie de consommation".
"Les consommateurs ne voient pas la viande de lapin, dans les rayons", explique la déléguée du CLIPP. "Elle doit être dissociée de la volaille". Il est souhaitable de mettre davantage en avant les animations et les dégustations en magasins, dans les cantines scolaires et dans la Restauration hors domicile.
La nécessité d'innover
"Les innovations semblent insuffisantes, nous devons faire davantage pour que le lapin puisse se déguster autrement", poursuit D. Le Cren. Ce serait le cas, par exemple, en été, avec les produits "barbecues". Mais, à nouveau, le lapin se trouve en concurrence avec les gammes "barbecues volailles", dont les volumes sont bien plus importants dans les abattoirs qui commercialisent les deux viandes. Et du côté des produits élaborés, le lapin a également des handicaps car son coût matière première est plus élevé que celui du poulet et son rendement viande plus faible.
Patrick Bégos
Photo : Pascal Mancel, président de l'AELB (au centre), entouré de Jean-Michel Marsouin, (à gauche) et Frédéric Audren (à droite), membres du bureau.
Nouvelle cotisation ATM lapins
Depuis le 18 juillet 2009, ATM lapins, gérée par le Clipp, est financé par une CVO sur la base de 11 euros/t vif pris en charge à 80 % par les abatteurs et 20 % par les producteurs. Ce montant a été calculé sur la base d'estimations. La production des cotisants étant inférieure aux prévisions, le volume de cadavres et le coût réel de traitement, supérieurs à ce qui était prévu, la cotisation a dû être réévaluée pour revenir à l'équilibre. La nouvelle CVO sera de 20 euros/t, pris en charge à 75 % par les abatteurs et à 25 % par les producteurs. La cotisation producteurs passe donc de 2,2 euros à 4 euros/t.