
L'accouvage est un maillon important de la filière avicole, par la fourniture aux éleveurs, de poussins, de futures poules pondeuses, dindonneaux et autres volailles. Dans cette activité, le groupe Amice-Soquet, de Lanrelas, est l'une des principales entreprises de la région, notamment pour les poussins de chair.
Redonner confiance
Michel Cadot, Préfet de la région Bretagne, accompagné de Rémi Thuau, nouveau préfet des Côtes d'Armor et des responsables de la DRAAF et des services vétérinaires, a visité le site de Lanrelas sous la conduite de Jean-Claude Amice, président du Conseil de Surveillance du groupe et du SNA et de Jean-Jacques Amice, président du directoire.
A l'issue de la visite, le Préfet a rencontré les responsables bretons et ligériens de la filière avicole (producteurs, fabricants d'aliment, accouvage, abattage, transformation,.. ). Jean Champagne (Itavi) a présenté le poids de la production avicole en Bretagne. Et Gilles Le Pottier (Cidef) a détaillé les pistes pour redonner confiance à cette filière.
Retrouver de la compétitivité
"Nous perdons des parts de marché, au niveau européen", reconnaît le préfet de région Michel Cadot. "Le modèle de production breton commence à s’essouffler, d'où la nécessité d’identifier les points sur lesquels on peut faire bouger les choses, pour que la filière avicole bretonne retrouve de la compétitivité".
Le débat a permis d'aborder le thème du prochain décret sur le transport par camions de 44 tonnes. "Il faut établir la liste des productions éligibles à cette dérogation", ajoute le préfet. Les contraintes environnementales appliquées aux élevages bretons se durcissent avec la norme phosphore. Peut-être faudra-t-il, un jour, revoir "la mécanique ZES" ?
Rénovation et bien-être
Le parc de bâtiments bretons vieillit, compte tenu de l'absence de constructions neuves. La modernisation du parc se fait à un rythme lent, en fonction des marges dégagées par les éleveurs. Or, la qualité du bâtiment a une incidence sensible sur les résultats techniques et la compétitivité. La modernisation des bâtiments peut passer par la relance en cours du PPE (plan de performance énergétique), dont les aides faciliteront les investissements.
D'autres dossiers comme celui des salmonelles (fréquence des contrôles), des viandes VSM "fibrées", de la valorisation des déchets d’abattoirs ont été abordés. Les professionnels demandent que, dans l'application de la directive européenne sur le bien-être du poulet, les éleveurs ne soient pas pénalisés par la prise en compte du taux de perte de poussins avant 10 jours. Les distorsions de concurrence dues au différentiel de coûts de main d’œuvre, entre la France et notamment l’Allemagne, concernent également la volaille. Le président de la Commission européenne a été interpellé à ce sujet.
Photo : Au couvoir Amice-Soquet, la rencontre entre les responsables des pouvoirs publics et ceux de la profession avicole a permis d'aborder les principaux dossiers de la filière.