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Lait / Bretagne Conseil Elevage - Le boîtier de saisie libère du temps pour le conseil
 

Dès octobre en Ille-et-Vilaine, à partir du 1er novembre sur les trois autres départements, fini l’inventaire papier sur lequel le peseur indique la production de chaque vache. Les 450 agents de Bretagne Conseil Elevage seront progressivement équipés d’un boîtier PDA étanche qui enregistrera les performances laitières et tracera les échantillons.
Ce nouvel outil est actuellement en phase test chez une douzaine d’éleveurs. Gilles Guillermic, conseiller d’élevage BCEL Ouest, a adopté la « bête » carapacée dans un boîtier dit durci. « Ce boîtier PDA est étanche. Il est capable de résister au milieu hostile, comme l’humidité de la salle de traite », explique-t-il avant de le laisser échapper de ses mains. Une façon de montrer que l’outil ne craint pas la chute, ni le sabot de la vache…
Ce PDA de saisie est indissociable des flacons à double-fond qui serviront à recueillir les échantillons. « Les puces contenues dans le culot sont gravées au fur et à mesure de la 1ère pesée en les plaçant sur le socle du PAD ». C’est ce que l’on appelle la puce RFID.


Résultats immédiatement disponibles


Démonstration au Gaec du Bois Just, à Plumergat (56), chez Philippe Le Godec et Jean-Paul Evenas. En arrivant devant la salle de traite, Gilles Guillermic connecte son PDA par le réseau 3 G, à la base de l’Arsoé. L’inventaire des vaches du troupeau est mis à jour en temps réel. Le contrôle de performance peut commencer.
Comme auparavant, le contrôleur enregistre les vaches dans l’ordre sur le quai. « Soit par n°, par nom », explique G. Guillermic. La vache traite, l’échantillon est posé sur le socle du PDA qui grave la puce. En seconde étape, le poids de lait produit est enregistré. « À la seconde traite du matin, l’échantillonnage est sécurisé. Il est impossible de croiser les prélèvements. À défaut, le PDA refuse d’enregistrer l’information ».
À la fin de la seconde pesée, le contrôleur laitier renvoie immédiatement toutes les données vers l’Arsoé. « Une heure après, les poids de lait par vache et l’évolution de la production entre les deux derniers contrôles sont disponibles, soit sur Agrael, soit par mail », poursuit le conseiller. Et d’ajouter : « Il est donc possible de valoriser les résultats juste après la pesée. On peut donc travailler avec des résultats en temps réel. Même si le délai des analyses reste fixé à 4-5 jours ».

Didier Le Du


Photo : Gilles Guillermic, conseiller d’élevage BCEL Ouest, formera les agents de traite appelés à utiliser le nouveau procédé pour enregistrer les pesées de lait.




Un écran dans la salle de traite
À partir de novembre prochain, la boucle électronique (facultative pour les éleveurs bretons) ouvrira de nouvelles applications. Une antenne-miroir placée à l’entrée de la salle de traite permettra d’identifier les vaches dans l’ordre d’arrivée sur le quai. Cet assistant de traite, éventuellement associé à un écran (comme dans les gares) pourra apporter de nombreux services au trayeur, notamment dans les élevages où plusieurs personnes se relaient à la traite. Ainsi, l’écran affichera instantanément en rouge telle vache ayant reçu un traitement antibiotique, telle autre tarie, etc.






L'avis de Michel Buchet, Arsoé


Bretagne Conseil Elevage a acheté 303 000 flacons – 82 ct/pièce – avec puce électronique incorporée. Ces flacons lavables sont réutilisables. La puce incorporée dans le culot à double-fond est garante de la sécurité au moment de la saisie et assure la traçabilité de l’échantillon. Elle est capable d’enregistrer de nombreuses données, comme celles relatives à la santé (mammite, boiterie, tec). Et c’est là tout l’enjeu de la technologie. Dans l’avenir, ces nouvelles données serviront, d’une part, aux entreprises de sélection pour l’évaluation de nouveaux critères génétiques et, d’autre part, aux éleveurs dans le cadre de la conduite du troupeau. Bref, cette nouvelle technologie ouvre des perspectives prometteuses.



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Date de l'article : semaine du N° du 2 au 8 Juillet 2010
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