
En 2009, le nombre de porcs commercialisé, a effectué un nouveau bond de 200 000 porcs. Ainsi l’activité du groupement Syproporcs est passé de 350 000 porcs en 2007, à 500 000 en 2008, puis à 700 000 porcs en 2009. « Une progression exceptionnelle qui n’est pas le fruit du hasard », note son président, Hervé Gaté, éleveur dans la Manche. « Les éleveurs se retrouvent dans notre projet. C’est une alternative crédible qui responsabilise réellement les éleveurs qui veulent se réapproprier l’acte de vente . Le projet séduit des éleveurs sur les 17 départements du grand Ouest ».
D’abord l’intérêt des éleveurs
Outre son nouveau concept, le groupement profite certainement des restructurations dans la filière. Certains éleveurs peuvent en effet ne pas vouloir adhérer à tel ou tel mouvement de regroupement. Mais pour les responsables du groupement, l’attrait des éleveurs vient surtout du fait qu’il y a une rupture par rapport au modèle dominant. « Notre mission essentielle est la défense des intérêts des éleveurs en définissant une ligne claire qui ne se confond pas avec l’intérêt des acheteurs abatteurs », rappelle le directeur Daniel Bellec.
Syproporcs s’affiche par ailleurs comme un acteur majeur du cadran. 65 % des porcs des adhérents sont commercialisés par le cadran. « Nous représentons un tiers des nouveaux apports depuis le début de l’année, soit 2000 porcs semaine ».
La singularité du groupement est aussi de ne disposer que d’une structure très légère. Se limitant à la commercialisation et à l’animation technique, il ne dispose pas de services liés à la production. Les éleveurs ont, dès lors, le choix de s’adresser à d’autres partenaires, dont certains ont des liens un peu plus étroits comme la Coop du Gouessant, ou encore la Société Exp’r’porc.
Pierre Dénès
Photo : Hervé Gaté, président et Daniel Bellec, directeur, satisfaits de la progression du groupement.