
Pas toujours facile de dérouler une round d’enrubanné. Sous le film plastique, la botte prend parfois des allures de filasse entremêlée notamment avec le RGA. Pour résoudre ce problème, des constructeurs ont imaginé un système de hachage à l’entrée de la round.
L’ETA L’Hostis, à Ploumoguer, vient de s’équiper de ce type de round hacheur, indique Emmanuel à la tête de cette société qui compte une dizaine de salariés. Une façon de répondre à la demande évolutive de la clientèle. « En 1975, mon père était le premier à acheter un round dans le Finistère. Ce qui le conduisait à parcourir d’importantes distances. A l’époque, ça répondait aussi à une nouvelle attente », se rappelle-t-il.
Gain de temps au déroulage
L’innovation est toujours au cœur de cette entreprise qui cherche à coller au mieux à l’évolution des besoins des éleveurs. « Il y a une demande locale pour le fourrage haché », indique Emmanuel L’Hostis. Et d’expliquer le fonctionnement de ce nouveau round-baller : « Des contre-couteaux tranchants sont installés sur l’ameneur. Ces derniers sont escamotables ce qui permet de hacher le fourrage ou la paille en quatre longueurs différentes : 7, 12, 17 et 25 cm ».
L’intensification du hachage se traduit inévitablement par une baisse de la vitesse d’avancement sur l’andain. « Avec un serrage convenable, la vitesse de chantier peut être réduite considérablement ». Et l’entrepreneur de Ploumoguer d’ajouter : « Pour autant, le coût supplémentaire pour le client n’est que de 1 € par botte broyée ».
À Locmaria-Plouzané, Bruno Simon, éleveur de laitières et d’allaitantes, a choisi de réaliser son enrubannage avec cette round-baller. « Le principal intérêt, c’est le gain de temps lorsqu’on met la botte dans la mélangeuse. Dans la round pressée avec ce matériel, le fourrage est déjà haché en brins d’une dizaine de centimètres », explique-t-il en notant qu’il a également choisi de presser le foin avec ce matériel. « Nous le ferons également pour la paille. Toujours dans l’objectif de gagner du temps à l’utilisation ».
Didier Le Du
Photo : Premier chantier sur l’élevage Simon à Locamaria-Plouzané. « L’objectif est de gagner du temps lors de l’utilisation des balles », indique B. Simon (2e à droite), à côté d’Emmanuel L’Hostis, entrepreneur à Ploumoguer.