Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°10796 |
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Finistère (29)
Journée départementale laitière / L’Allemagne visitée de l’intérieur
 

Le producteur de lait breton doit-il craindre son homologue allemand ? C’est autour de ce thème que s’articulera la journée laitière « Producteurs laitiers, voulons-nous rester en première division ? », organisée le mardi 15 juin, au lycée agricole du Nivot, à Lopérec.
De retour d’un voyage d’études en Allemagne, organisé par la section laitière de la FRSEA, François Plougastel, président de la section lait FDSEA 29, dévoile quelques informations que le groupe a récoltées au cours de ce périple de cinq jours qui a conduit les Bretons à rencontrer différents acteurs de la filière dans le Nord et l’Est de l’Allemagne.


Distorsions


Sur le thème souvent soulevé de la distorsion de concurrence, F. Plougastel cite trois exemples. « Un producteur ayant un quota de 1,8 million de litres nous a dit avoir produit 2 millions de litres sans être inquiété par les pénalités ».
Distorsion encore au sujet de la TVA. « 70 % des producteurs sont au forfait. Ils ont la possibilité de passer du réel au forfait et inversement au bout de 5 ans. Résultat, ils peuvent récupérer la TVA sur leurs investissements et revenir à un régime plus intéressant ensuite. Pour faire simple, on peut calculer un avantage financier de 15 ct/litre par rapport à un producteur français ».
La rémunération de la main-d’œuvre est également une source de distorsion souvent citée. « Dans l’ex-RDA, le coût horaire est de 8 euros ».


Méthanisation


Les Bretons ont également été interpellés par les investissements dans la méthanisation.Tel cet éleveur de 100 vaches qui décide d’abandonner la production laitière (les vaches seront vendues ce mois-ci). « Un quart de la surface d’exploitation est consacrée à la culture de maïs utilisé dans le méthanisateur ».
Il faut dire que le biogaz allemand est acheté le double du prix pratiqué en France. La contrepartie est la flambée du loyer des terres (jusqu’à 800 euros/ha dans la région de Hambourg). Est-ce à dire que les producteurs de lait allemands vont vendre leurs vaches pour produire du gaz ? Pas si sûr si l’on en croit les commentaires de François Plougastel : « La volonté de la filière est de monter de 27 milliards de litres à 30 milliards d’ici trois ans ». Autant d’éléments qui seront abordés mardi prochain…
D. Le Du


Photo : François Plougastel, Président de la section lait de la FDSEA




>>> Programme - Le Nivot - Mardi 15 juin
•9h30 : accueil.
•10h : les distorsions de concurrence France – Allemagne. Présentation par Christophe Perrot, Institut de l’élevage.
•10h30 : table ronde, « Quelles stratégies face au dynamisme des producteurs de lait allemands ? », avec les interventions de : Denis Ramspacher, président de la FDSEA du Bas-Rhin et membre du bureau de la FNPL ; Christophe Hamon, Directeur de Breiz Europe ; Franck Guéhennec, président de la section lait de la FRSEA.
•13h : déjeuner.
•14h : débat « Comment s’organiser pour être acteurs de notre revenu ? ». Avec les témoignages de Georges Guézennoc, producteur de légumes à Kerlouan et administrateur de la Sica ; Daniel Koller, au titre de la Fédération des producteurs suisses de lait.Et les interventions de : André Quénet, secrétaire général de la FDSEA ; Etienne Fabregue, juriste de la FNPL.
•16h30 : Conclusions.
Participation de 10 euros/éleveur pour le déjeuner.



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Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Juin 2010
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