
La porte ouverte organisée par le syndicat d'élevage du Pays bigouden est chaque année un succès reconduit. « Nous accueillons en moyenne 2 000 personnes », se réjouit Daniel Jaouen, président de l’association d’éleveurs présente sur le terrain de l’animation locale depuis plus de 100 ans.
Pour les agriculteurs et les citadins
Cette opération de communication et de convivialité qui se déplace chaque année sur une exploitation des 16 communes du Pays bigouden – plus Plomelin et Pluguffan – est une affaire bien rodée puisqu’elle en est à sa 16e édition. « La formule qui consiste à déjeuner sur place et à visiter la ferme plaît beaucoup. Que ce soient les agriculteurs ou les citadins, les gens prennent le temps de discuter, de regarder. Il n’en faut pas plus pour passer une bonne journée », commente D. Jaouen, précisant que les agriculteurs du Comité de développement en profitent pour coupler cette porte ouverte à une visite de scolaires. « Cette année, les collégiens découvriront l’exploitation le mardi 22 juin ».
Pour l’édition 2010, Michel et Christian Le Cleac’h, et leur salarié, Sébastien, ont accepté d’ouvrir les portes de leur exploitation. « L’élevage compte 110 laitières traites par deux robots installés depuis 7 ans », indique Christian. La surface pâturable reste limitée sur cette exploitation située en zone urbanisée. « Lors d’une précédente porte ouverte en 1997, de nombreux voisins étaient venus visiter l’exploitation. Une première pour beaucoup. Nous souhaitons qu’ils soient aussi nombreux cette année ».
En parallèle de l’atelier laitier, un bon tiers des 220 ha de SAU du Gaec de Dilaë est consacré à la culture de légumes. « Cent hectares sont irrigables », note Michel qui liste la variété de légumes cultivés pour cette campagne : poireau, persil, ciboulette, épinard pois, carotte, flageolet, haricot.
Parler prix autour d’un verre de lait
À partir de 11 h, les participants pourront visiter librement l’élevage. Avec, toute la journée, la possibilité d’observer la traite automatisée. Après l’apéritif autour d’un verre de lait, un repas champêtre sera servi sous hangar à partir de 12 h.
« Nous prévoyons quelque 500 repas », indique D. Jaouen, en soulignant que les associations de la commune se chargent de la buvette et de la restauration. « Elles se partagent ensuite 80 % des bénéfices ». Au-delà de l’aspect financier, il s’agit en tout cas d’une bonne formule pour impliquer la population locale dans la promotion de l’agriculture.
Didier Le Du
Photo : De gauche à droite : Sébastien, salarié ; Christian et Michel Le Cleac’h ; Daniel Jaouen, président du syndicat d’élevage.
Une commune au confluent
Pourquoi ne pas profiter de cette journée à la campagne pour découvrir Combrit qui doit son nom à l’ancien français « combre », confluent. Combrit Sainte-Marine, première étape bigoudène après le pont de Cornouaille, est en fait une commune et deux visages : l’un tourné vers la mer et sa longue plage de sable, l’autre vers la campagne et les bois. À ne pas manquer : le petit port de Sainte Marine, le fort construit en position défensive sur la rive ouest de l’Odet.
>>>> Carnet pratique
•Où, quand : au Gaec Dilaë, à Combrit Sainte-Marine (fléché à partir du bourg). Le dimanche 27 juin, à partir de 11 h. Repas champêtre à partir de 12 h. Entrée gratuite.
•À voir, à revoir, à essayer : Parcelles de maïs binées, démonstration et présentation de matériel agricole avec l’ETA Mazo,
promenade en char à banc, chiens de traîneau de race Husky.