Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°10787 |
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Ille et Vilaine (35)
Portes ouvertes innovations / L'organisation du travail repensée
 

L'exploitation reprise en 1998 par Hervé et Sonia Rochelle a été agrandie par étapes. Avant la création de la nouvelle stabulation, les vaches laitières étaient situées sur le siège d'exploitation, et deux autres sites accueillaient des génisses et vaches taries. Même si les bâtiments sont tous placés sur la commune de Javené et peu distants les uns des autres (environ 1 km), l'organisation du travail n'était pas optimisée avec des difficultés et une perte de temps pour la surveillance des vêlages et l'alimentation des animaux.
"Après la naissance, les veaux étaient ramenés sur le site principal, ce qui engendrait des problèmes sanitaires, ajoute Hervé Rochelle. De plus, la stabulation des laitières était devenue vraiment trop petite, compte tenu du quota plus important". Germant depuis plusieurs années dans la tête des exploitants, le nouveau bâtiment est sorti de terre à partir de mai 2009, "en même temps que l'annonce de la chute du prix du lait", se souviennent les producteurs qui n'ont pas lâché leur projet pour autant.


Un bâtiment à coût maîtrisé


Le choix avait été fait d'un bâtiment à coût maîtrisé, avec une forte participation des éleveurs dans la construction. "Nous avons posé tout le bardage bois et les tubulaires et allons aussi mettre en place les portes. Nous avons aidé les artisans pour les murs et la charpente". L'aire paillée a été préférée aux logettes : économique, confortable pour les animaux et générant plus de fumier pour les cultures. Amortissable sur 12 ans, le bâtiment de 1 395 m2, équipé d'un racleur, a coûté 145 000 euros, soit environ 1 810 euros par VL, alors que la moyenne s'approche de 2 400 euros/place.
Face à un avenir laitier plus ouvert, Hervé et Sonia Rochelle ont opté pour une certaine adaptabilité du bâtiment. "Il abrite actuellement 75 – 80 vaches laitières, mais compte 92 places. Trois rangées de logettes pourraient y être installées avec encore davantage de places". Et le mur du milieu de la stabulation peut être facilement détruit pour ajouter une salle de traite neuve.


La gestion des effluents facilitée


Pour la mise aux normes, un BTS (Bassin Tampon de Sédimentation) a été construit, recueillant les effluents de la salle de traite, du parc d'attente, de la fumière et des silos. La première fosse est curée une fois par an. Après traitement, les eaux sont épandues par asperseur sur des parcelles en herbe. Ces équipements ont coûté 24 000 euros, mais offrent un gain de temps appréciable pour les éleveurs.
La mise en place de la nouvelle fumière et la couverture de l'ancienne ont atteint un prix de 43 600 euros. "Aujourd'hui, les fumières ne sont vidées qu'une fois par an". Egalement pour accroître l'organisation du travail, une prestation de désileuse automotrice par ETA a été mise en place en 2007 sur l'exploitation. "Nous n'avons pas eu à renouveler notre désileuse qui nous sert aujourd'hui pour le paillage uniquement. Et nous économisons ¾ d'heure par jour".

Agnès Cussonneau


 







Des charges de mécanisation contenues

Calculées en pourcentage du produit total, les charges de mécanisation sont réduites sur l'élevage : 13,8% contre 21% en moyenne (CER). Certes, la race Normande permet de mieux vendre le lait (+ 38 euros/1 000 L grâce aux taux), les réformes et les veaux de l’EARL. Et le travail sur la génétique mené depuis plusieurs années est valorisé dans les ventes de vaches en lait. Mais surtout, les charges de mécanisation sont bien réfléchies sur l'élevage.
Quasiment tout le matériel est acheté en Cuma (sans chauffeur) : travail du sol, pulvérisation, semis, remorque, tracteur, téléscopique… "Le gros tracteur n'est utilisé que 150 heures par an. Il me faudrait de nombreuses années pour l'amortir seul. Et en Cuma, les matériels sont régulièrement renouvelés", argumente le producteur qui délègue les récoltes à une ETA.









Portes ouvertes en Ille-et-Vilaine


Mardi 15 juin
1 Pascal Huchet, Le Chenay Piguelais, Guipel – 10 h et 14 h
• 1 UTH - 380 000 L - 50 ha - 45 VL PH - atelier porc - panneaux photovoltaïques
• Seul sur l’exploitation, maxi délégation : traite 1 week-end sur 2 et travaux de cultures
• Cuma désileuse, association de remplacement...

2  Éric et Christophe Cohignac, Gaec de la Guiguenais, La Guiguenais, Montauban de Bretagne – 14 h
• 2,3 UTH - 432 000 L - 55 VL PH - Porc post-sevrage engraissement et maternité collective
• Organisation des bâtiments et du travail pour être efficace
• Implication dans des groupes pour échanger et avancer (Ceta, Cuma, Association de remplacement...)
• Optimisation du confort en salle de traite avec la MSA
 
3  Hervé et Sonia Rochelle, Cure, Javené – 10 h et 14 h
• 2 UTH - 492 000 L - 57 ha - 75 VL Normande
• Bâtiment à moindre coût pour une organisation optimale, traitement des effluents par bassin tampon, désileuse automotrice avec ETA, Cuma...
Jeudi 17 juin
4  Philippe Briere, La Boutardais, Pipriac – 10 h et 14 h
• 1 UTH - 215 000 L - 47 ha - 35 VL PH
• Organisation des bâtiments et du travail pour être efficace
• 2e année de conversion à l’agriculture biologique
• Optimisation du confort en salle de traite avec la MSA

5  Pascal Ernoul et Huguette Bourges, Gaec Fontelaire, La Laire, Noyal-sous-Bazouges – 10 h et 14 h
• 2 UTH - 400 000 L - 95 ha - 55 VL PH
• Echanges parcellaires : 50 ha échangés entre 4 éleveurs • Optimisation du parcellaire - simplification de l’alimentation - aménagement des horaires de traite - caméra de surveillance - Association de remplacement...
Mardi 22 juin
6  Martial et Céline Béasse, Earl Béasse, Bodino, Le Pertre – 10 h et 14 h
• 2 UTH - 385 000 L - 71 ha - 50 VL PH
• Cuma désileuse, partage d’un salarié dans un groupement d’employeur coopératif, délégations en Cuma, Association de remplacement, Groupe Geda...

7  Serge et Michèle Oury, Gaec de la Rouaudais, La Rouaudais, Corps Nuds
• 2 UTH - 380 000 L -73 ha- 50 VL PH et Brunes - poulets de Janzé
• Confort et efficacité du travail : salle de traite, caméra de surveillance, organisation des bâtiments...
• Optimisation du confort en salle de traite avec la MSA

8 Franck Merel, Jacques Chopin, Daniel Merel, Jeanine Mandard, Gaec des Hautes Marettes, Les Hautes Marettes, Châteaugiron – 14 h
• 3,5 UTH - 830 000 L - 80 VL PH et 850 chèvres - 150 ha
• Réorganisation du travail sur l’atelier caprin : diminuer le travail d’astreinte par les choix techniques et les investissements, banque de travail, identification électronique...
Vendredi 25 juin
9  David et Anita Launay, EARL du Petit Angle, Le Petit Angle, Saint-Broladre – 10 et 14 h
• 2 UTH - 385 000 L - 106 ha - 50 VL PH - Taurillons
• Organisation des bâtiments et des paddocks - simplification du travail - Association de remplacement...
• Optimisation du confort en salle de traite avec la MSA

10  Edmond, Evelyne et Anthony Lévêque, Gaec de La Motte, La Motte, Thourie – 14 h
• 3 UTH - 520 000 L - 165 ha - 80 VL PH - 55 vaches Charolaises
• Gestion de deux troupeaux sans alourdir la charge de travail : bâtiment vache allaitante récent, ration complète...



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Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Juin 2010
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