Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Côtes d'Armor (22)
Gaec Coupé , la Ville Oreux à Pluduno / La traite robotisée avec le maintien de la performance
 

Le robot, ce n’était pas pour nous ». C’est du  moins ce que pensait, il n’y a pas si longtemps, Gérard Coupé producteur de lait à Pluduno, en Gaec avec Jean-Claude Coupé son beau-frère, en lait et porc. En dehors du fait que la production de l’époque ne le justifiait pas, il exprimait, sinon des réticences, du moins des craintes a s’orienter vers la traite robotisée. Parmi celles-ci : le maintien de la performance (au-dessus de 10 000 kg), la qualité du  lait, le pâturage, la compatibilité du bâtiment. Et un peu plus tard, avec l’agrandissement du troupeau lors de l’installation des deux jeunes, Maxime et Laurent, la nécessité d’avoir ou non deux stalles de robot et un tank tampon.


Vite rassurés


Depuis septembre dernier, la traite robotisée est en place dans l’élevage. « Nous avons fait le choix d’un Delaval avec une stalle, et quelques options comme le compteur de cellules (OCC), le contrôle d’activité, la désinfection des gobelets entre chaque vache, et deux portes de tri intelligentes ».
Gérard et Maxime, responsables du site lait dans le Gaec,  sont rassurés et leurs interrogations sont levées. D’abord ils ont pu utiliser au maximum les bâtiments existants  avec un minimum de maçonnerie : la stalle du robot a été installée dans l’ancien boxe d’IA, le bureau est devenu le local technique, le grenier du correcteur azoté est devenu le bureau avec vue panoramique sur le troupeau en stabulation, l’ancienne salle de traite à été convertie en boxe d’isolement. « Il reste même encore une place pour un nouvelle stalle si nécessaire ».
La mise en route s’est effectuée normalement. « Les animaux ont été habitués à passer dans la stalle pendant une quinzaine de jours, sans traite mais avec du correcteur ».
Les éleveurs ont été vite  rassurés d’abord sur leurs résultats cellulaires. « Une petite hausse des leucocytes, sans jamais avoir de pénalités, et rapidement un retour à la normale. Aujourd’hui, nous avons moins de mammites qu’avant ».
Pour Pascal Méheust, concessionnaire, rien d’étonnant : « Le logiciel de gestion de la traite collecte un maximum d’informations (présence de sang, conductivité, niveau des leucocytes), avec en outre un suivi quartier par quartier. Toutes ces informations sont ensuite synthétisées. Dès lors, ils peuvent cibler leurs interventions sur les vaches à problèmes ». De même sur la gestion de la fécondité, par une meilleure surveillance de l’activité des vaches.


Une ration alimentaire préservée


Autre satisfaction, avoir pu conserver une part d’herbe dans la ration. « Nous avons 20 ares d’herbe accessibles par vache. Et l’arrivée du robot n’a rien rangé dans la conduite alimentaire : Maïs , paille, correcteur azoté pour la ration hivernale, herbe pâturée et maïs pour la ration de printemps-été ». L’abreuvoir situé à proximité du robot les incite à revenir. Lorsqu’elles sont dans leur intervalle de traite, elle ne peuvent pas ressortir sans avoir passé dans le robot. « Les barrières intelligentes permettent ensuite de les rediriger vers la stabulation, vers le boxe IA ou vers la stalle d’isolement ». C’est la version libre contrôlée du robot qui peut aussi être décliné en libre complet.
Quant a la capacité de traite, elle s’avère largement suffisante. Pascal Méheust précise : « Nous visons 2,5 à 2,7 traites par 24 heures. Des traites pleines et utiles. Ici nous aboutissons à 2200 litres par jour ». Le tank est arrêté une heure au moment de la collecte, le temps du pompage et du nettoyage. « Et nous ne sommes pas au maximum de son potentiel ».
Conclusion, pour les éleveurs satisfaits :  des vaches plus calmes, une gestion du temps différente. Et surtout des performances maintenues  dans ce troupeau de haut niveau.

Pierre Dénès


 


Photo : Le choix des éleveurs s’est porté sur le robot Delaval avec une stalle, et quelques options comme le compteur de leucocytes (OCC), le contrôle d’activité, la désinfection des gobelets entre chaque vache, et deux portes de tri intelligentes








Porte ouverte le jeudi 17 juin

Porte ouverte le jeudi 17 juin au Gaec Coupé de 10h à 17h, la Ville Oreux à Pluduno. Organisée par les Ets Méheust à Lamballe, il s’agit de montrer un robot de traite dans un bâtiment existant, stabulation libre à logettes paillées avec racleur, et de faire témoigner des éleveurs performants sur les résultats après 9 mois d’utilisation. Les performances économiques ont été améliorés,  la qualité du lait ne s’est pas dégradée (zéro pénalité), ils ont maintenu leur système d’alimentation, y compris le pâturage. 75 vaches avec une seule stalle et pas de tank tampon …

Cette journée est organisée avec la contribution du Contrôle laitier (résultats et performances), d’Amélis (génétique), du Gouessant (alimentation) et du GIE lait-viande  ( pré refroidisseur à lait).

Buvette-Casse-croûte-Grillades sur place par les Jeunes Agriculteurs du Canton de Plancoët









Repères

Gaec Coupé ,  la Ville Oreux à Pluduno
4 associés : Gérard, Maxime, Jean Claude, Laurent
2 sites pour 160 ha dont 80 ha de maïs, 20 ha d’herbe et 50-55 ha de céréales.
- Lait : 75 vaches présentes pour 695 000 litres de quota
- Moyenne du troupeau :
10 800 kg de lait à 41 de TB et 32,7 de TP
- Porc : 120 truies NE



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Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Juin 2010
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