
Dans les mois qui viennent, les responsables de la FDCeta (Fédération départementale des centres d'études techniques agricoles) vont prendre le pouls de leur activité, en menant une enquête auprès des agriculteurs axée sur leurs attentes à échéance de 5 – 10 ans. "Basé sur la réflexion en groupes et le partage des expériences et des résultats technico-économiques, le fonctionnement Ceta est bien placé pour apporter des réponses aux besoins futurs des agriculteurs. Nous travaillons dans une logique de développement d'idées nouvelles et de réseaux. Le but de nos formations et échanges est de permettre à l'agriculteur de prendre les meilleures décisions, dans un souci de rentabilité de l'exploitation", a déclaré Pascal Gortais, président de la FDCeta, lors de l'assemblée générale, le 28 mai à Bais.
Bouffée d'oxygène via les subventions
Sur l'année en cours, les Ceta sont confortés dans leurs orientations par la forte augmentation de leur enveloppe "Fonds Vivea", qui passe de 250 à 350 000 euros par an. Sur l'Ille-et-Vilaine, l'enveloppe Vivea atteint 1 million d'euros pour 13 400 agriculteurs contribuant et 2 300 bénéficiaires. Seuls 17% des producteurs se forment. "La part de subventions dans notre budget prévisionnel passe de 46 à 60%", chiffre Pascal Gortais. "Ceci montre que les priorités du Vivea en terme de formation convergent avec les thèmes que nous développons tels que la prospective ou la gestion des ressources humaines."
Face à cette évolution positive, la FDCeta va proposer ses formations à un coût abaissé, donc accessible à un plus grand nombre d'agriculteurs. "Nous allons embaucher un nouvel animateur en production laitière. Le poste d'ingénieur-soutien va être remplacé par un poste d'informaticien, pour répondre aux besoins croissants dans ce domaine : suivi du logiciel plan de fumure-cahier de fertilisation, développement du site internet…"
Saisir les bonnes opportunités
Le thème d'assemblée générale choisi cette année par la FDCeta, "Saisir les opportunités", avait pour ambition de faire sortir les participants du contexte économique actuel difficile. "Notre métier a de l'avenir, mais il est nécessaire de toujours s'adapter". Des propos illustrés par différents agriculteurs, lors d'une table ronde. Gilles Chapron a saisi l'opportunité de se regrouper avec d'autres exploitations dès son installation.
Pour Pierre Chenu, c'est plutôt le choix de devenir plus autonome qui a été fait (inséminations par l'éleveur, réductions des intrants…). Eric Dondel, producteur de porcs à côté de Rennes, a dû faire face à des oppositions de ses voisins notamment en s'adaptant techniquement (traitement des odeurs…). Yves Tiriau monte quant à lui un projet de méthanisation (voir en page 3). Autant d'évolutions positives qui s'inscrivent dans des contextes précis d'exploitation.
Agnès Cussonneau
Photo : Pascal Gortais, président de la FDCeta 35, a fait part du nouveau projet de la structure.
Hausse de 30% des adhérents sur 5 ans
Fondée en 1956, la FDCeta est une association agréée organisme de formation, dirigée par un conseil d'administration et un bureau d'agriculteurs. La structure compte 40 groupes et 450 adhérents sur trois productions : lait (23 groupes), porc (4 groupes) et cultures (6 groupes + 7 mini-groupes). Elle emploie 10 salariés, dont 8 ingénieurs et 2 assistantes.