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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°10745 |
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Ille et Vilaine (35)
Terres de Saint-Malo / Les légumiers attachés à l'organisation régionale
 

L'hiver froid 2009 a dynamisé le marché des mois de janvier à mai, en chou-fleur, poireau et chou vert. Malgré une période estivale plus difficile, particulièrement en pomme de terre, le chiffre d'affaires de la coopérative Terres de Saint-Malo s'est accru de 13% par rapport à 2008. Les volumes totaux étaient par contre en légère diminution, s'établissant à 54 700 tonnes. "Sur 2009, le rééquilibrage du chiffre d'affaires se poursuit, avec la progression du chou vert et du poireau", ont noté les légumiers lors de l'assemblée générale qui s'est tenue le 28 mai à Cancale.
Et d'ajouter : "Le cadran, bien que remis en cause par certains responsables, a montré tous ses bienfaits pour conserver un marché réactif à l'offre et à la demande, et donc rémunérateur". Concernant la nouvelle loi de modernisation, Pierrick Gauvin, président de Terres de Saint-Malo, ajoute : "il faudra être très vigilant, notamment en ce qui concerne l'organisation économique et les projets de contractualisation envisagés. Un contrat, c'est un prix maximum que l'on peut obtenir, mais il peut être dénoncé si le contexte est difficile".


Gestion de marché, recherche, marketing…


Intervenant à l'assemblée générale, Joseph Rousseau, président du Cérafel, a par ailleurs réaffirmé son désaccord quant à la structuration en AOP nationales. "Certes, la verticalité avec une gestion par produit est essentielle mais pas suffisante. L'organisation doit aussi être horizontale". Pierrick Gauvin a également rappelé son attachement à l'organisation économique territoriale pour maintenir la compétitivité des exploitations bretonnes, notamment face aux distorsions de concurrence (phytosanitaire, social, réglementaire…).
Une organisation qui passe en particulier par la gestion de marché, la recherche, l'expérimentation et le marketing Prince de Bretagne. "Cette marque s'impose comme un leader au niveau européen. Pour le rester, nous devons demeurer attentifs et réactifs face aux évolutions de toutes les demandes". Le marché de proximité, sur lequel les producteurs ne sont pas suffisamment présents, en fait partie. Plusieurs pistes de développement de ce nouveau marché sont évoquées : points de vente, nouveaux schémas de commercialisation, restauration hors foyer, production bio… La réflexion va être lancée.


Un pas de géant technique


Jean-Denis Crenn, président de la section technique du Cérafel et du Caté de Saint-Pol-de-Léon, a retracé le pas de géant réalisé par la filière légumière bretonne en terme de technicité, citant entre autres la généralisation des minimottes, l'assistance à la récolte (tapis…), la mécanisation, y compris du désherbage. Dans un avenir proche, se dessinent des progrès axés sur la génétique (variétés de brocolis à récolte unique pour 2011, réduction des phytos et fertilisants…) ou encore la technique (irrigation par goutte à goutte…). "La recherche technique répond aussi à la problématique de la main d'œuvre, qui devient un facteur limitant sur les exploitations", a précisé Jean-Denis Crenn.

Agnès Cussonneau


 


Photo : De gauche à droite : Emmanuel Descloux (directeur du marketing Prince de Bretagne), Joseph Rousseau (président du Cérafel), Pierrick Gauvin (président de la coopérative Terres de Saint-Malo) et Jean-Denis Crenn (président de la section technique du Cérafel).

 







Restructuration de Terres de Saint-Malo

Dans un contexte économique globalement incertain, Pierrick Gauvin a confirmé la nécessaire restructuration de Terres de Saint-Malo qui va devoir notamment adapter les effectifs salariés pour viser l'équilibre financier. "La région légumière malouine entend bien relever les défis que sont l'autonomie de la coopérative, la compétitivité des producteurs et le partage de l'espace". S'appuyant sur la modernisation des exploitations, la formation des producteurs et leur engagement dans le fonctionnement de la coopérative, Terres de Saint-Malo entend assurer la pérennité du bassin (4500 ha de SAU, dont 3000 en légumes) et des emplois concernés : 450 à 500 actifs. Pierrick Gauvin a par ailleurs affiché son souhait de voir le dossier "sédiments du Mont Saint-Michel" aboutir avant fin 2010.



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Date de l'article : semaine du N° du 4 au 10 Juin 2010
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