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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Légumes | Article n°10739 |
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Légumes / Accompagner le développement - Les Chambres soutiennent le Bio
 

C'est toujours intéressant de venir à la rencontre des acteurs sur le terrain. Ces visites permettent de prendre en compte les différences régionales et de ne pas être déconnecté des producteurs. Pour argumenter, nous avons besoin de pertinence technique", a déclaré Claude Monnier, président de la commission bio de l'APCA (Assemblée Permanente des Chambres d'agriculture). Accompagné de Jacques Pior, coordinateur technique de cette commission, il a visité le marché au cadran de Saint-Pol-de-Léon, puis l'exploitation légumière de Jean-Jacques Le Bris à Pleumeur Gautier, président de la section bio de l'AOP régionale Cérafel.
"Le développement de la bio est en marche en Bretagne, notamment dans les productions de lait et de légumes", a noté Jo Pennors, référent bio à la Chambre Régionale d'Agriculture de Bretagne (Crab). "La Bretagne est la première région française productrice de légumes frais en bio. En 1999, la production de légumes bio au Cérafel dépassait juste les 2 000 tonnes. En 2010, une quarantaine de producteurs vont mettre en vente 10 000 tonnes environ", ont précisé les professionnels, ajoutant que "les filières longue et courte sont complémentaires. Pour répondre aux objectifs du Grenelle de l'environnement (20% de SAU bio en 2020), la filière longue a toute sa place".


Être en phase avec le marché


Venu échanger avec les professionnels, Jacques Jaouen, président de la Chambre régionale, a rappelé le travail mené par les Chambres d'agriculture et leurs partenaires pour accompagner le développement de la bio et répondre aux besoins des producteurs. "Des complémentarités existent entre le bio et le conventionnel". Le président précise aussi qu'il est indispensable d'être en phase avec le marché. "Nous devons nous fédérer pour peser davantage. Répondre à la restauration collective, notamment en produits transformés, est un autre challenge".
Pour le moment en légumes bio, seul le chou-fleur passe par le cadran breton, les autres légumes sont vendus par bureau de vente. Si les producteurs sont conscients de la dynamique du bio, au niveau de la production comme de la consommation, ils affichent certaines craintes : des équilibres doivent être trouvés.

Agnès Cussonneau


Photo : Les responsables ont notamment visité l'exploitation de Jean-Jacques Le Bris à Pleumeur-Gautier (22).




Une conversion progressive
Légumier installé en 1986 à Pleumeur Gautier, Jean-Jacques Le Bris a fait le choix de passer en bio en 1997, après avoir adhéré au réseau Farre : "un tremplin de réflexion". "Nous étions proche du bio avec peu de pulvérisations, une fertilisation qui s'adaptait. Le dernier pas restait "psychologique". D'autre part, le producteur souhaitait rester dans sa famille professionnelle, à savoir la coopérative UCPT. Au début, il a fallu convaincre… Un section bio a été mise en place. Aujourd'hui, Jean-Jacques Le Bris exploite 58 ha avec sa femme, deux salariés et quelques saisonniers. Le système s'appuie sur la culture de crucifères (chou-fleur, brocoli, chou pommé) et d'artichauts (camus, petit violet), avec des cultures de diversification selon les années. Céréales et couverts végétaux complètent les rotations.



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Date de l'article : semaine du N° du 28 Mai au 3 Juin 2010
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