Un buffet bio végétarien au restaurant de l’Assemblée nationale offert par quelques parlementaires Verts mais pas seulement. Rien de choquant : le Sénat et l’Assemblée sont des lieux où les organisations peuvent faire leur promotion. Cette opération séduction avait un objectif : avertir des dangers de la surconsommation de viande et défendre le principe d’une journée sans viande par semaine, en écho à la campagne lancée par l’ex-Beatles Paul McCartney. L’abus de viande est mauvais pour la santé et pour la planète expliquent les députés Yves Cochet (Verts), Grosdidier (UMP), Gaillard (PS) et l’incontournable Arthus-Bertrand, pointant du doigt l’élevage intensif « par respect pour les animaux ». Il se trompe car le modèle français de production de viande bovine est majoritairement extensif. Plus discutable, cette mairie du 2ème arrondissement parisien tenue par Les Verts et qui propose aux enfants (ont-ils le choix), une fois par semaine, un repas végétarien. Plus fort encore, le député Cochet qui a proposé dans la loi Grenelle pour l’environnement, un amendement, non retenu, pour obliger à une journée sans viande dans la restauration collective. Certaines cantines imposent déjà des repas bio aux enfants des écoles. Il est permis de se poser la question : au nom de quoi ? De la santé ? Les enfants ont-ils le choix ? Comment leur explique-t-on ce choix ? Quelle pédagogie autour ? Le risque est réel que les enfants assimilent la « malbouffe » et le non respect de l’environnement, à tout ce qui n’est pas bio ou végétarien. Ne faut-il pas laisser les parents décider chez eux plutôt que se voir l’imposer par des collectivités ? Bio aujourd’hui, végétarien demain, et après ?