
La zone d'activité du Sdaec est désormais partagée en six territoires, dont deux sur l'Ille-et-Vilaine (Nord et Sud). Actuellement, le département ne compte qu'une seule élue sur les 18 présents au Conseil d'administration : Isabelle Chevalier, productrice de lait et de veaux de boucherie à Tremblay. Pourtant, 900 des 5 000 adhérents du Sdaec sont basés en Ille-et-Vilaine, ils pèsent 17% de l'activité.
Deux comités territoriaux en Ille-et-Vilaine
"Nous souhaiterions accroître la représentation des producteurs d'Ille-et-Vilaine. Deux Comités territoriaux vont être mis en place pour renforcer le lien avec les adhérents. Ces groupes d'agriculteurs seront force de propositions, dans le but de faire avancer le service de remplacement", note Sylvie Le Clec'h-Ropers, directrice du Sdaec.
Côté gestion quotidienne, un deuxième chargé d'activité a été recruté pour la zone Nord : Florence Dubois. "Le portefeuille d'adhérents et de salariés sur le Sud du département est géré par Pierre Thébault". En tout, une trentaine de techniciens (ETP), dont 22 CDI, assurent réactivité et professionnalisme aux éleveurs. "Nous demandons aux salariés de la polyvalence, mais aussi de se construire des compétences pointues. Ils les acquièrent en formation et au fil des missions. Les femmes sont les bienvenues. Rappelons-le, elles ont toujours travaillé en agriculture".
72% de l’activité en lait
L'Ille-et-Vilaine étant d'abord un département laitier, l'activité du Sdaec se concentre sur cette production, qui représente 72% des 47 000 heures effectuées par les salariés. Le porc et le veau de boucherie arrivent ensuite. Les arrêts de travail demeurent une des raisons majeures d'appel au service : 57% sur l'Ille-et-Vilaine. Les loisirs arrivent en deuxième position (21%), suivis des congés maternité – paternité (18%). Les arrêts maladies se sont accrus de 63% entre 2008 et 2009. Les profondes difficultés rencontrées par les agriculteurs y sont sans doute pour quelque chose.
Agnès Cussonneau
Photo : De gauche à droite : Sylvie Le Clec'h-Ropers (directrice du Sdaec), Pierre Thébault et Florence Dubois (chargés d'activité du département), et Isabelle Chevalier (productrice élue du Sdaec).
Penser aussi à l'aide complémentaire
Outre le remplacement à proprement parler, le Sdaec offre la possibilité d'aide complémentaire, qu'elle soit ponctuelle ou planifiée. Un service qui représente aujourd'hui 4% de l'activité (qui peut légalement atteindre 20%). "La demande des agriculteurs évolue. Du fait de la crise, ils fonctionnent plus souvent en flux tendus de main d'œuvre. Ils recherchent aussi parfois à se dégager du temps libre, des week-ends…", expliquent les représentants du Sdaec.