Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°10674 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 17 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Chez Martin et Gemma Van Den Heuvel, à Glomel (22) / Les poulettes en volière remplacent les dindes
 

Installés en production laitière, Martin et Gemma Van Den Heuvel exploitent également un poulailler de 1 200 m2 en dindes. "Nous avons agrandi l'exploitation en 2008 en reprenant un autre élevage à 1 km. Il comprenait notamment 3 bâtiments de poulettes au sol, (2 900 m2)". Fallait-il poursuivre avec 2 productions différentes : 10 000 dindes sur un site et 43 500 poulettes sur l'autre ? "Nous avons envisagé plusieurs solutions dont le remplacement des dindes par des poulettes. En poulettes au sol, nous étions limités à 18 000 animaux (soit 15/m2) tout en ayant des investissements à réaliser (béton au sol, parois, ventilation…)".


Séduits par la volière


L'autre solution consistait à équiper le bâtiment en système volière pour 30 000 poulettes. Certes, l'investissement est plus élevé car aux travaux de rénovation des parois et de la ventilation, de béton au sol, il faut rajouter l'installation de la volière. "Malgré son coût, cette solution nous a séduits car la production de poulettes en volière, (futures pondeuses) correspond à la demande d'une partie des consommateurs, dans les pays du Nord de l'Europe. Ce qui nous a étonnés lors des visites d'élevage en Hollande et en France, c'est le calme des animaux".
Les pays du nord de l'Europe ont développé cette production alternative d’œufs, alors qu'en France, nous sommes plutôt orientés vers les systèmes plein air, label ou bio. "Nous sommes sollicités pour les approvisionner en œufs", explique Philippe Le Page, de Sanders Bretagne. "Pour produire correctement dans un poulailler de ponte en volière, les poulettes doivent être élevées dans les mêmes conditions et habituées à sauter, se percher et voler. Une poulette élevée au sol aura des difficultés à s'habituer à la volière".


Sauter d'un niveau à l'autre


Martin et Gemma ont donc transformé leur poulailler de dindes en système volière pour 30 000 poulettes. Au niveau réglementaire, le nombre d'unités d'azote disponibles correspondait bien aux besoins, ce qui a facilité l'avancement du dossier. Ils ont choisi un équipement Vencomatic (Mafrel). La volière comprend des plateaux, dont on augmente la hauteur, en fonction de l'âge des animaux. De 0 à 4 semaines, elles sont sur caillebotis puis elles disposent ensuite de l'ensemble du poulailler. L'augmentation progressive des différences de hauteur entre l'alimentation et l'abreuvement encourage les animaux à sauter d'un niveau à l'autre. Les poulettes s'adaptent ensuite facilement à tous les systèmes alternatifs.
Sur la période 0-18 semaines, la charge de travail est plus élevée (environ 30 %), mais le travail par poulette n'est pas plus important, compte tenu du nombre supérieur. Par contre, durant le vide sanitaire, il faudra passer plus de temps à relever les caillebotis et à enlever les fientes. La conduite des 2 ateliers (lait et poulettes) ne pose pas de problèmes. Pendant que Gemma effectue la traite, Martin surveille les lots de poulettes et les cultures.


9 euros par poulette


L'investissement, comprenant le béton au sol, la réfection des parois de côté et des trappes, la mise en place d'une ventilation dynamique et du système de volière, s'élève à 270 000 euros soit 9 euros par poulette. La rémunération (autour d'1 euro par unité) est supérieure d'environ 20 % à la rémunération d'une poulette au sol, pour faire face aux investissements supplémentaires. Sur le plan technique (croissance), il n'y a pas de différence entre les poulettes au sol ou en volière. Seul le comportement des animaux diffère.

Patrick Bégos




 Des Pays-Bas à Glomel

Martin avait d'abord repris l'exploitation des parents dans l'Est des Pays-Bas, mais les moyens de production étaient trop faibles pour dégager un revenu et l'agrandissement était impossible. Après avoir visité des exploitations au Danemark, puis en France, c'est au cœur de la Bretagne, à Glomel, qu'ils se sont installés en 1992. Ils ont repris une exploitation de 40 laitières, un poulailler de 1 200 m2 et une SAU de 80 ha. Dix-huit ans plus tard, comme beaucoup d'agriculteurs bretons, ils ont agrandi leurs moyens de production (450 000 L de lait, 73 500 poulettes/lot et 140 ha). En nouant de multiples relations, ils se sont bien intégrés dans la commune. 




 


Légende photo : Martin et Gemma Van Den Heuvel ont choisi de produire des poulettes en volière dans l'un de leurs poulaillers.

 



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 7 au 13 Mai 2010
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12487 depuis 1997)