Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Colza / Lutte contre le sclérotinia : Raisonner la prise de décision
 

En cas de présence de la maladie, les pertes de rendement sont  significatives (2-10 q/ha), au-delà d’un taux d’attaque de 10% sur tige principale. Les pertes augmentent au même rythme que le taux d’attaque.
G1, stade optimal de traitement
Plusieurs caractéristiques permettent de déterminer le stade G1 : les 10 premières siliques sont formées sur les hampes principales (longueur <2cm) ou 10 premières siliques visibles sur les hampes principales.
Ce stade est primordial. Selon les essais du Cetiom, un traitement avant ou après le stade G1 conduit à de mauvaises efficacités (cf graphique).
Attention, la date du stade optimal peut varier d'une parcelle à l'autre sur une même exploitation, notamment si plusieurs variétés sont cultivées sur le même îlot compte tenu des différences de précocité à floraison.
Pas de solution curative
Si le risque sclérotinia est fort au stade F1, le traitement au stade G1 se fera avec un programme plutôt axé sur un produit spécifique (exemple : Pictor Pro, Pictor Pro+triazole, Joao, Pictor Pro+PrioriXtra). Si le risque sclérotinia est moyen, avec risque de maladies secondaires (sclérotinia/oïdium) : préférer un polyvalent (Pictor Pro+triazole, Joao ou produits à base de triazoles). La rentabilité du traitement résultera alors d’un effet sur le sclérotinia, mais aussi sur les maladies des siliques (oïdium, …).
Il n’existe aucune solution curative contre le sclérotinia. La prise de décision doit anticiper le risque. Pour cela, on se base sur les critères suivants :
- le nombre de cultures sensibles dans la rotation,
- les attaques des années antérieures sur la parcelle, 
- les conditions climatiques humides, au mois de mars, favorables à la germination des sclérotes,
- les indicateurs de pétales contaminés comme le Kit pétales (voir les avertissements).
Ensuite, le climat durant toute la floraison favorisera ou non l’expression de la maladie : humidité relative de plus de 90 % dans le couvert durant 3 jours pendant la floraison et une température moyenne journalière supérieure à 10°C.

V. Quartier - J. Raimbault
Cetiom





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Date de l'article : semaine du N° du 23 au 29 Avril 2010
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