Un projet de maternité collective pour 833 truies associant cinq élevages des Côtes d’Armor vient d’être autorisé par le préfet du département. Une étape de franchie mais pas forcément un aboutissement car avec un scénario écrit d’avance, l’histoire de ce projet ressemble à bien d’autres en Bretagne. Tout d’abord une première demande d’autorisation rejetée en 2008. Les opposants au projet qui se constituent en association constituent l’ingrédient qui pousse les éleveurs à présenter un dossier « bordé » de tous côtés. Au final, il arrive même que certains projets résonnent au diapason du développement durable. Exemple : volet économique, on mutualise les moyens pour pouvoir baisser les coûts de mise aux normes environnementales. Volet social : on créé des emplois locaux avec des conditions de travail améliorées. Volet environnemental, on diminue et traite les rejets grâce à des équipements modernes. Résultat : le catalogue complet du développement durable. La suite c’est l’examen du dossier par une administration qui redouble de prudence car le moindre faux-pas pourrait mettre à mal sa crédibilité. L’aboutissement, après des mois d’études et de précautions, c’est en principe, l’autorisation, mais pas toujours... Le projet de Trébrivan, lui, a été qualifié par l’administration d’exemple de développement durable. Malgré tout, l’association d’opposants a annoncé son intention de poursuivre en justice. Bref, un scénario classique en Bretagne pour un projet d’élevage. On ne connaît pas encore la suite. Mais les dossiers autorisés n’ont pas toujours vu le jour sous la pression des oppositions. Et parce qu’il arrive que la décision de l’autorité administrative, ne soit pas suivie dans les arbitrages ultérieurs, suite aux voies de recours.