
Selon l’Ifip, 19 pays de l'UE à 27 ont publié leurs résultats d'enquête de cheptel de la fin 2009. Ils représentent 72% des effectifs totaux. Toutefois dans l’échantillon n’était pas inclue l'Espagne, 2ème détenteur de porcs de l’UE, la Belgique et le Royaume-Uni. Selon ces données partielles, le nombre total de porcs est égal à celui de la fin 2008, mais les reproducteurs sont en légère reprise, de + 0,6% en un an. Les évolutions entre pays sont assez contradictoires explique l’Ifip. Les augmentations du nombre de truies au Danemark (+4% en un an), aux Pays-Bas (+ 7%) et en Pologne (+ 6%) compensent les réductions dans les autres pays.
Augmentation en Pologne
En Allemagne, les chiffres de janvier dernier ont été corrigés à la hausse, avec un recul des truies de - 2,6% au lieu de - 3,5% d'abord publié. La France poursuit la lente diminution de ses effectifs. Le Danemark retrouve son niveau de la fin 2007 pour ses reproducteurs mais la restructuration s'y traduit par une spécialisation du naissage, accompagnée de meilleures performances et d'une exportation accrue de porcelets vers l'Allemagne. Les mêmes évolutions sont observées aux Pays-Bas. Assez résistante à la crise en 2008, l'Italie a réduit le nombre de ses truies de 1% en un an. En Pologne, la reprise de 6% du cheptel reproducteur part d'un niveau très bas fin 2008. Le troupeau des truies reste toujours inférieur de 14% à ce qu'il était fin 2007. La dévaluation du Zloty a réintroduit une certaine compétitivité de la production porcine polonaise sur son marché intérieur. La fermeté actuelle de la monnaie polonaise risque d'interrompre : la dynamique de reprise. En Hongrie et République tchèque, la chute des effectifs se poursuit : ils ont perdu respectivement 2% et 9% de leurs truies en un an. Les deux derniers adhérents à l'UE, Roumanie et Bulgarie, poursuivent aussi une importante réduction de leur cheptel porcin. Cependant, des investissements en cours sont masqués par le départ de petits producteurs.
Source : Baromètre Porc-Ifip